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Ligne Deux-Montagnes: aucune solution annoncée à un mois de l’arrêt de service, selon des usagers

Images de trains de banlieue EXO à Deux-Montagnes,Québec, Canada. Le jeudi 5 décembre, 2019.
Sur cette photo: Des passagers qui embarque dans le train

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD Images de trains de banlieue EXO à Deux-Montagnes,Québec, Canada. Le jeudi 5 décembre, 2019. Sur cette photo: Des passagers qui embarque dans le train MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Alors que la fermeture du tunnel sous le mont Royal a été reportée à la fin mars pour mettre en place de nouvelles mesures pour les utilisateurs de la ligne Deux-Montagnes, ces derniers jugent que le gouvernement du Québec a repoussé le problème de trois mois sans réellement se pencher sur les solutions. 

«Malheureusement, on est à un mois d’échéance et rien n’a été annoncé», a dénoncé Francis Millaire du Comité des usagers du train Deux-Montagnes à QUB radio lundi matin. 

Écoutez l'entrevue complète ici: 

Ce dernier estime que le gouvernement de François Legault ne fait qu’«entretenir l’espoir» des usagers en laissant miroiter des options facilitantes. «On dirait qu’ils font ça un peu pour calmer le monde», a-t-il indiqué. 

Quatre heures par jour 

À compter du 30 mars, la fermeture du tunnel sous le mont Royal, provoquant l’arrêt de service des lignes de trains de banlieue de Deux-Montagnes, forcera plusieurs usagers à débarquer à la gare Bois-Franc, puis à prendre un autobus jusqu’au métro Côte-Vertu. Ils devront ensuite se diriger à la station la plus près de leur lieu de travail ou d’études. 

«On vient passer d’à peu près 1h-1h15 en ce moment que ça nous prend, pour finalement aller à deux heures aller, deux heures revenir, donc à peu près quatre heures par jour dans les transports en commun», a prédit M. Millaire. 

Silence radio du gouvernement 

Le Comité des usagers du train Deux-Montagnes dénonce aussi le manque de réponses de leur député provincial, Benoit Charrette, qui avait promis des voies réservées et des navettes. 

«On lui a envoyé une série de questions, a expliqué Francis Millaire, relativement aux trajets, à leur durée et à leur date de mise en place. Silence radio, toujours pas de réponse de sa part», a-t-il renchéri. 

La lutte se poursuit 

Toujours selon Francis Millaire, les utilisateurs de la ligne Deux-Montagnes se font de plus en plus anxieux de cette attente à l’annonce de solutions.
«Nos usagers ne peuvent pas se retrouver dans le néant», croit-il. 

«Les gens ne savent pas comment ils vont faire pour continuer à se rendre au travail et à s’occuper de leurs enfants, à revenir à temps au service de garde», a mentionné celui qui calcule à 12 heures le temps de travail et de transport que devront subir les usagers. 

Il craint par ailleurs que les mieux nantis aient recours à la voiture afin de se sauver les périodes d’attente de transport en commun. «On va juste engorger et polluer [...] Les autres qui ne peuvent pas se permettre ça, ils vont se taper des "burn-out"», s’est-il insurgé. 

Le Comité des usagers du train Deux-Montagnes a réitéré son invitation à la ministre déléguée aux Transports et responsable de la métropole, Chantal Rouleau et à Benoit Charrette, à prendre le transport avec eux afin de dialoguer. 

Une rencontre est par ailleurs prévue le 11 mars prochain entre le gouvernement et le Comité afin de relancer les discussions.

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