/news/society
Navigation

Coronavirus: baisse de 44 % dans un resto chinois

eric-ku
Photo Hugo Duchaine Eric Ku du restaurant Dobe & Andy dans le Quartier chinois a vu ses revenus baisser de 44 % en février 2020, comparativement au même mois l’an passé.

Coup d'oeil sur cet article

Le Quartier chinois de Montréal continue d’écoper durement des craintes du coronavirus, alors que plusieurs commerces s’estiment désertés.  

• À lire aussi: L’ennemi microscopique 

• À lire aussi: Masques et désinfectants à prix d’or sur le web 

• À lire aussi: Les autobus et métros désinfectés moins d'une fois par mois 

« C’est plus tranquille », répètent les uns après les autres une douzaine d’employés de boutiques et restaurants du Quartier chinois rencontrés mardi au centre-ville.  

« C’est au ralenti, big time », souffle Eric Ku, de chez Dobe & Andy. Il a comparé les chiffres d’affaires des mois de février 2019 et 2020 et il a vu ses revenus fondre de 44 %.  

« On va survivre, mais c’est un défi », poursuit-il. Alors que la période du lunch s’étirait fréquemment jusqu’à 15 h en semaine, son restaurant était presque vide mardi un peu après 13 h.  

Pas seul  

Il remarque qu’il n’est pas le seul, jugeant que les rues du Quartier chinois sont beaucoup moins fréquentées depuis un mois. Au-dessus de son restaurant, la populaire Maison Kim Fung se dit aussi désertée par près de 60 % de sa clientèle habituelle.  

Eric Ku attribue la baisse tant aux gens qui sortent moins de chez eux qu’à ceux qui craignent la nourriture asiatique de façon irrationnelle.  

« J’espère que les gens auront moins peur bientôt », ajoute Viet Vu, du Resto Cali, qui a aussi remarqué une baisse d’achalandage, même s’il n’y a toujours qu’un seul cas confirmé au Québec.  

En face du restaurant Pho Bac, Hai Nguyen a aussi vu l’intérêt chuter pour ses grands bols de soupe chaude depuis un mois.  

Par contre, la commis d’une pharmacie du Quartier chinois souligne que les ventes de masque ont augmenté.