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Bergevin ouvert à soumettre une autre offre hostile

Marc Bergevin
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

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Certains croyaient que le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, n’allait plus songer à présenter une offre hostile en raison du dénouement du dossier Sebastian Aho l’été dernier, mais il n’en est rien. 

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«Je ne suis pas du tout [fermé à cette idée], a-t-il affirmé lors d’une baladodiffusion du site The Athletic. C’est une option disponible pour tous les directeurs généraux. Nous sommes la seule équipe à l’avoir utilisée l’an dernier, nous ne sommes pas opposés à l’idée de le faire à nouveau. Éventuellement, cet outil pourrait être utilisé contre nous. Je n’exclus aucune option.» 

Mathew Barzal, Mikhail Sergachev, Pierre-Luc Dubois, Anthony Mantha et Sam Reinhart figurent parmi les joueurs autonomes avec compensation les plus en vue cette année. 

Un coup fumant au repêchage?

Bergevin a accumulé pas moins de 14 choix en prévision du prochain repêchage qui se tiendra à Montréal. Il admet que ce total de sélections pourrait influencer sa décision lorsque vient le temps de trancher entre deux joueurs. 

«Je ne sais pas à combien exactement tu peux dire que tu as trop de choix. Tu dois faire attention si tu as beaucoup de choix les uns après les autres, car tu composes avec une limite de 50 contrats. Avec les joueurs provenant de la ligue junior canadienne, tu as deux ans pour prendre une décision. Avec ceux provenant des universités et les Européens, tu peux repousser la décision», a expliqué Bergevin. 

«À un certain moment, si tu hésites entre deux joueurs, tu vas probablement préférer celui qui vient de l’université ou de l’Europe, car tu disposes d’une période d’évaluation plus longue pour trancher», a mentionné l’homme de 54 ans. 

Quant à ses intentions pour la séance de sélection, le principal intéressé a calmé le jeu. 

«Je ne suis pas à Hollywood, je ne suis pas là pour le showbiz, a émis Bergevin. Et je ne suis pas intelligent au point de prévoir que je dois empiler les choix quatre mois à l’avance. La plupart du temps, à la date limite des transactions, les équipes accueillant le repêchage demanderont de repousser d’un an les choix sacrifiés dans un échange.» 

«[Les choix] représentent un atout pour nous si on veut conclure une transaction. Disons que ça te donne des options», a continué Bergevin. 

Le cycle de la LNH

Pourquoi le CH traverse-t-il une période creuse? Sans s’enlever toute responsabilité, Bergevin explique que cela est lié en partie au processus cyclique qui opère chez les équipes de la Ligue nationale. Les équipes compétitives pendant plusieurs années sont condamnées à piquer du nez éventuellement. 

«Les Blackhawks de Chicago connaissent des ennuis, mais ils ont trois coupes Stanley. Les Kings de Los Angeles en arrachent, mais ils ont deux coupes. Il y a des équipes ayant lutté pour la coupe qui ne l’ont jamais gagnée parce qu’au final, il n’y a qu’un champion. Et ces équipes, à un certain moment, rencontreront des difficultés, car cela fait partie du processus que traversent les bonnes formations.» 

C’est essentiellement ce qui est arrivé au Canadien, qui a fait les séries presque systématiquement sous les ordres de Michel Therrien, atteignant notamment la finale de l’Association de l’Est en 2014, avant de péricliter. 

«Nous nous trouvons maintenant dans l’autre étape. Dans un futur pas si lointain, nous espérons revenir au sommet et lutter avec l’élite du circuit», a indiqué Bergevin.