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Blocus ferroviaire de Listuguj: «Ça fait vraiment mal à l’économie régionale», dit la Société du chemin de fer de la Gaspésie

Blocus ferroviaire de Listuguj: «Ça fait vraiment mal à l’économie régionale», dit la Société du chemin de fer de la Gaspésie
Capture d'écran - TVA Nouvelles

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Alors qu’une entente de principe a été conclue en Colombie-Britannique, le blocus ferroviaire de Listuguj, en Gaspésie, est toujours maintenu, entraînant de lourdes pertes pour l’économie locale, déplore le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), Éric Dubé.  

«On est le seul endroit au Canada où il y a un blocus ferroviaire qui bloque la marchandise. Ça fait vraiment mal à l’économie régionale», a soutenu M. Dubé, qui était persuadé que la barricade tomberait dès qu’il y aurait une entente entre la communauté wet'suwet'en et le gouvernement fédéral.  

Écoutez l'entrevue complète ici:  

Selon ce que rapporte le président de la SCFG, il resterait présentement entre deux et dix manifestants issus de la communauté micmaque sur la voie ferrée de Listuguj.  

«C’est difficile d’avoir des négociations ou des lignes de communication avec eux autres, dans le sens que les manifestants ne sont pas structurés», a expliqué Éric Dubé qui peine à comprendre avec qui il doit même dialoguer pour résoudre la situation.  

«Je ne comprends pas, comme société, qu’on négocie avec des gens qui ont des cagoules sur la tête et qu’on ne soit pas capable d’avoir des discussions», a-t-il poursuivi.  

Un non-sens environnemental  

Éric Dubé dénonce une ironie dans les motivations des manifestants, qui étaient initialement sur place pour appuyer les Wet'suwet'en dans leur combat mené contre le projet de gazoduc de Coastal GasLink. 

«Tout ce débat-là est parti pour protéger l’environnement et on bloque un convoi de pales d’éoliennes destinées à remplacer des mines de charbon aux États-Unis, a-t-il indiqué. C’est un non-sens total.»  

Des craintes à court et à long terme  

M. Dubé craint que plusieurs entreprises locales perdent des contrats à long terme. «On n’est plus fiables [...] et ça va être difficile de garder la confiance de nos clients si on n’est plus capables de sortir nos produits», s’est-il inquiété.  

Il a d’ailleurs lancé un ultimatum au ministère des Transports pour que la problématique se résorbe le plus rapidement possible.  

Selon lui, la situation actuelle démontre la «vulnérabilité» du réseau ferroviaire dans l’ensemble du pays. «Ce sont des centaines et des centaines de millions au Canada qu’on a perdus», a-t-il ajouté.

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