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Coronavirus : «on ne peut pas commencer à bannir tout le monde», tranche Trudeau

Il refuse de fermer la porte du pays aux personnes qui viennent de certaines régions durement touchées

Stéphane Lauzon, député d'Argenteuil-La-Petite-Nation, Marc Bédard, PDG de La Compagnie Électrique Lion et Justin Trudeau.
Francis Halin Stéphane Lauzon, député d'Argenteuil-La-Petite-Nation, Marc Bédard, PDG de La Compagnie Électrique Lion et Justin Trudeau.

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Le premier ministre Justin Trudeau a refusé mercredi de restreindre l’accès au pays des personnes qui viennent des régions touchées par le coronavirus en fermant la frontière. 

« On ne peut pas commencer à bannir tout le monde. On a besoin de prendre des précautions responsables de façon individuelle et en tant que communauté », a lancé Justin Trudeau après avoir visité l’usine de La Compagnie Électrique Lion, à Saint-Jérôme, mercredi matin. 

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« Informations erronées » 

Alors que l’Italie vient d’annoncer la fermeture de ses écoles jusqu’à la mi-mars, Justin Trudeau a mis en garde contre ceux qui voudraient fermer leurs frontières à tout prix pour faire face à l’épidémie de coronavirus, qui touche plus de 80 pays.   

« Il y a des informations qui circulent qui sont erronées. La meilleure façon de connaître la façon de protéger sa famille et sa communauté est de suivre les instructions de Santé Canada », a insisté le premier ministre en point de presse.   

Mercredi, Justin Trudeau a voulu se faire rassurant quand Le Journal lui a fait part des craintes d’entreprises québécoises qui interdisent l’accès à leur bureau aux personnes qui ont visité des pays touchés par le coronavirus pour freiner sa propagation. 

« Il y a énormément de craintes que les Canadiens ont et qui sont compréhensibles », a-t-il reconnu. Il a cependant insisté sur l’importance de bien s’informer auprès des autorités pour prendre les bonnes décisions.   

De son côté, le consulat général de la République populaire de Chine à Montréal a indiqué mercredi au Journal que le pays commençait à sortir la tête hors de l’eau depuis le premier signalement du coronavirus à Wuhan, le 31 décembre dernier. 

« En continuant de lutter contre l’épidémie, la Chine est en train de reprendre sa vie normale ainsi que ses activités économiques et commerciales. C’est une bonne nouvelle pour les échanges et les coopérations entre nos deux parties », a souligné un membre du consulat en saluant la collaboration entre les deux pays dans ce dossier.