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La coopérative des six quotidiens régionaux rentable d’ici 2 ans ?

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La Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), qui a repris les quotidiens régionaux de Groupe Capitales Médias (GCM), pense pouvoir atteindre la rentabilité en 2022.

L’entreprise qui chapeaute Le Soleil et cinq autres quotidiens a finalement obtenu, mercredi, la confirmation de prêts totalisant 12,3 M$ de la part de Québec, de cinq organismes dépendant de l’État et d’une caisse populaire.

Québec investit 2,5 M$ alors que le Fonds de solidarité FTQ, Fondaction CSN, Desjardins Capital et la Caisse d’économie solidaire injectent chacun 2 M$. La Fiducie du Chantier de l’économie sociale prêtera 1,5 M$ et le Réseau d’investissement social du Québec, 300 000 $.

Une portion de 4,5 M$ des prêts servira à financer les contributions que se sont engagés à verser les 350 employés de CN2i, soit l’équivalent de 5 % de leurs salaires pendant cinq ans.

CN2i compte également sur les crédits d’impôt pour la presse écrite de Québec et d’Ottawa, qui devraient lui rapporter de 5,5 M$ à 6 M$ par année.

Les prêts serviront surtout à financer la poursuite des efforts de « transformation numérique » de l’entreprise, a expliqué au Journal le PDG de CN2i, Stéphane Lavallée.

« Un de nos plus grands défis, c’est d’arriver le plus rapidement possible à payer nos frais courants à partir des revenus courants », a-t-il expliqué.

Le plan d’affaires de CN2i prévoit que l’entreprise perdra encore de l’argent cette année et en 2021. Les premiers profits sont attendus en 2022.

« Le plan est bon le jour où on le dépose, a reconnu M. Lavallée. Après, le marché évolue tout le temps, donc c’est notre capacité à s’adapter qui va faire la différence. »

Moins d’éditions imprimées

CN2i veut réduire le nombre d’éditions imprimées de ses quotidiens et rendre payante une partie de son contenu en ligne, espérant ainsi convaincre ses abonnés actuels de migrer vers le numérique.

L’entreprise épargnera 2 M$ en déménageant ses journaux dans des locaux plus petits. Elle a aussi sabré les salaires de ses hauts dirigeants. 

Rappelons que l’ex-président de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, gagnait un demi-million de dollars par année.