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Qualifications en gymnastique pour Olympiques : le coronavirus ajoute de l’incertitude

Qualifications en gymnastique pour Olympiques : le coronavirus ajoute de l’incertitude
Joël Lemay / Agence QMI

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MONTRÉAL | Les qualifications pour les Olympiques sont plutôt complexes en gymnastique et l’épidémie de coronavirus vient ajouter une couche d’incertitude pour l’équipe féminine canadienne.  

Le Canada a quatre places assurées à Tokyo cet été pour ses gymnastes féminines avec la compétition par équipe, mais le pays pourrait avoir deux représentantes de plus grâce à des places individuelles obtenues dans des événements disputés ce printemps.   

«Nous aimerions avoir six places, mais c’est plus difficile à dire qu’à faire. Nous pourrions en obtenir une aux Championnats panaméricains seniors aux États-Unis et aussi une autre avec les compétitions de la Coupe du monde à venir. Mais cela dépendra de ce qui va se passer avec le coronavirus, à savoir si certains pays pourront participer à ces compétitions», a affirmé Lorie Henderson, entraîneur de l’équipe nationale et responsable du programme junior canadien en gymnastique, en entrevue au Centre Claude Robillard de Montréal, mercredi.   

La Fédération internationale de gymnastique a tout un casse-tête en vue des qualifications pour Tokyo. Certains pays comme la Chine ne peuvent pas se déplacer à certaines compétitions pour obtenir d’autres places en gymnastique. Par conséquent, les règles pourraient être modifiées pour tenir compte de cette réalité imprévue.   

À titre d’exemple, le Japon et la Roumanie se sont retirés de l’International Gymnix qui se déroule jusqu’à dimanche à Montréal en raison du COVID-19.   

Et certaines épreuves de qualification pourraient être annulées en raison du virus.   

«On est dans l’inconnu, a déclaré Henderson. Mais pour le moment, cela va de l’avant comme prévu.»   

  

Peur  

 

Qualifications en gymnastique pour Olympiques : le coronavirus ajoute de l’incertitude
Joël Lemay / Agence QMI

 

De leur côté, les athlètes tentent de se concentrer sur leurs qualifications en oubliant les blessures ou les virus.Rose Woo, qui a participé aux Jeux de Rio en 2016, a quand même cette pandémie en tête en prévision des championnats Pacific Rim qui auront lieu du 17 au 19 avril en Nouvelle-Zélande. 

«C’est sûr que cela me fait un peu peur. Il faut que je sois vraiment consciente de bien me laver les mains et de pas trop toucher les gens», a-t-elle précisé. 

Celle qui n’avait que 16 ans aux Jeux de 2016 a été marquée par des blessures ces dernières années. 

«Ce n’était pas facile. J’ai eu beaucoup de difficulté en revenant de ma blessure à mon tendon d’Achille. Donc là, j’ai recommencé à aimer la gym», a-t-elle dit. 

Qualifications en gymnastique pour Olympiques : le coronavirus ajoute de l’incertitude
Joël Lemay / Agence QMI

Elle luttera notamment contre sa sœur, Victoria Woo, pour se tailler une place au sein de l’équipe canadienne qui ira au Japon. 

«Notre championne est Ellie Black, a souligné Victoria. Le reste de l’équipe, c’est un peu à déterminer avec qui sera en forme ou en santé lorsqu’auront lieu les compétitions.» 

Victoria Kayen Woo compte sur de nouvelles routines pour réaliser son rêve de participer aux Olympiques. 

«C’est sûr que mes routines ne sont pas maîtrisées ou stables à 100 %. Mon rôle, c’est de les rendre de plus en plus stables et potentiellement de rajouter quelques autres difficultés à certains engins», a mentionné celle qui aura l’occasion de le faire à l’International Gymnix de Montréal. 

 

International Gymnix : «une compétition internationale importante»   

  

Qualifications en gymnastique pour Olympiques : le coronavirus ajoute de l’incertitude
Joël Lemay / Agence QMI

  

MONTRÉAL | L’International Gymnix qui se déroule d’ici dimanche au Centre Claude-Robillard de Montréal est certainement une compétition mondiale d’envergure pour Gymnastique Canada.   

«C’est une des plus importantes compétitions internationales auxquelles nous participons, a dit Lorie Henderson, entraîneur de l’équipe nationale et responsable du programme junior canadien. C’est une expérience enrichissante.»   

«Il s’agit de la seule sur plateforme au pays. Donc, on essaie d’avoir la participation du plus grand nombre de membres de nos équipes nationales senior et junior. On ne compétitionne pas souvent sur plateforme», a-t-elle précisé.   

L’International Gymnix constitue donc un bon test en vue des qualifications des prochains mois pour les Jeux olympiques de cet été au Japon.   

  

Qualifications en gymnastique pour Olympiques : le coronavirus ajoute de l’incertitude
Joël Lemay / Agence QMI

  

Appréciée des Québécoises   

«Cette compétition aide à pratiquer à un niveau international, ce qui est plus stressant, mais c’est aussi le "fun" parce que je suis chez moi. C’est un avantage parce que je reste dans mes affaires», a souligné la gymnaste québécoise Victoria Woo, qui fait partie de l’équipe canadienne.   

Malheureusement, la porte-parole de l’événement Zoé Allaire-Bourgie ne pourra pas y participer, elle qui se remet toujours d’une opération au genou droit subie il y a un an.   

«Ça me brise un peu le cœur. Ça me fait quelque chose de ne pas compétitionner», a-t-elle dit. La jeune athlète montréalaise assure toutefois qu’elle sera de retour pour le rendez-vous de Jesolo, en Italie, au début avril.   

Elle participera aussi aux épreuves du printemps permettant de se qualifier pour les Jeux de Tokyo.   

«Mon but c’est de revenir en force partout comme avant. Je ne compte pas faire les choses à moitié. Mon genou se porte bien. Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini», a-t-elle souligné avec optimisme.   

L’International Gymnix accueille 13 pays et environ 1350 participants de tous les niveaux, que ce soit dans les catégories junior ou senior. Deux pays, le Japon et la Roumanie, ont toutefois annulé leur voyage à Montréal en raison du coronavirus.