/entertainment/music
Navigation

Une «saison d'éclat» programmée par l'Opéra de Montréal

Alain Gauthier, Marie-Josée Lord et Michel Beaulac
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Alain Gauthier, Marie-Josée Lord et Michel Beaulac

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – La programmation de la 41e saison de l'Opéra de Montréal permettra un voyage étalé sur des centaines d'années et bonifié par un riche univers sonore.

«C'est vraiment une saison d'éclat, s'est enthousiasmé Patrick Corrigan, le directeur général de la compagnie, lors du lancement de la programmation mardi. Nous avons cinq productions nouvelles et très récentes, de plusieurs époques. Ça fait quelques années qu'on focalise à ne plus montrer des "scénos" qu'on a déjà vues à Montréal, [mais plutôt] des choses rafraîchissantes.»

Patrick Corrigan, directeur de l'Opéra de Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Patrick Corrigan, directeur de l'Opéra de Montréal

Talents d'ici

De plus, le brio québécois et canadien sera à l'honneur au cours des prochains mois, comme en fait foi la première mondiale de «La beauté du mondiale», la plus récente création de Julien Bilodeau et Michel Marc Bouchard qui doit être dévoilée en mars 2021.

«Ce qui définit la programmation, ce sont les deux nouvelles œuvres créées par des équipes québécoises, mais c'est aussi un grand éventail de répertoire, a ajouté Patrick Corrigan. Nous avons les 18e, 19e, 20e et 21e siècles. Nous avons mis un grand focus sur des artistes canadiens avec des carrières internationales.»

Ce besoin de proximité avec les créateurs est d'autant plus fort au cours des dernières années. «Depuis qu'on a fait "Les Feluettes" en 2016, on a senti comment notre auditoire avait un attachement aux artistes de notre riche territoire artistique. Alors, on a mis sur pied un plan de présenter des œuvres nouvelles chaque saison, par des créateurs d'ici.»

Michel Beaulac, directeur artistique de l'Opera de Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Michel Beaulac, directeur artistique de l'Opera de Montréal

Des airs connus

Pour ceux et celles qui n'ont toujours pas succombé à l'opéra, Patrick Corrigan suggère de voir et d'entendre «La Traviata» de Verdi, avec Marie-Josée Lord, au mois de septembre ou d'octobre.

«Cette production est très intéressante parce qu'elle est basée sur l'idée que le personnage principal est une artiste de cabaret à l'époque jazz de Paris, dans les années 1930. Elle est basée sur l'idée de Joséphine Baker, et ça donne un tout nouveau volet pour interpréter cette œuvre phare de Verdi d'une grande humanité.»

Marie-Josée Lord
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Marie-Josée Lord

Bien qu'il qualifie l'ère actuelle de «période très intéressante, où les nouvelles œuvres sont en demande», le directeur général de l'Opéra de Montréal croit en la puissance d'évocation de compositions très connues telles que «Les noces de Figaro» de Mozart.

«C'est toujours important qu'on démontre l'opéra comme une forme théâtrale puissante. Il faut s'assurer que les interprétations des œuvres plus connues aient une énergie aussi importante que celle des nouvelles œuvres. Il faut qu'elles soient redécouvertes à chaque fois.»

En novembre, ce sera donc l'occasion de tendre l'oreille pour «Jenufa», une musique qui n'a pas été jouée à Montréal depuis 20 ans, mais qui reprendra vie grâce à une formation grand orchestre, à la mise en scène du cinéaste canadien Atom Egoyan et à la voix de Marianne Fiset dans le rôle-titre.