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5 questions au prolifique beatmaker Ruffsound

Le beatmaker Marc Vincent alias Ruffsound ou Vincent Tone
PremiumBeat Le beatmaker Marc Vincent alias Ruffsound ou Vincent Tone

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Marc Vincent, alias Ruffsound ou Vincent Tone, n’est peut-être pas aussi connu que Loud, mais le beatmaker n’a rien à envier à quiconque en termes de notoriété sur la scène hip-hop de la province.   

De la cour d’école à vendre ses beats à des rappeurs amateurs à signer des productions musicales pour Dua Lipa, la crème des MC québécois (Loud, Koriass, Rymz, Fouki) et des gros shows de télé, le barbu dans la trentaine a connu une ascension fulgurante depuis qu’il s’est lancé dans cette industrie au tournant des années 2000.         

Entretien avec un prolifique pilier du rap queb.       

Le beatmaker Marc Vincent alias Ruffsound ou Vincent Tone
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Quel a été ton parcours pour te rendre où tu es aujourd’hui ?   

Ruffsound : J’ai été plongé dans l’univers de la musique un peu par hasard. Mes parents ont acheté un ordinateur quand j’étais ado et j’ai eu accès à un logiciel pour faire de la musique.         

Au départ, je faisais vraiment ça pour le plaisir et j’étais plus intéressé par les arts martiaux qu’autre chose, domaine où j’excellais (il a été membre de l’équipe canadienne de kickboxing et a terminé deuxième à la coupe du monde). Mais j’ai rapidement poigné la twist et j’ai commencé à vendre des beats à la pièce à des rappeurs émergents.       

  

Mes affaires marchaient assez bien puisqu’à l’époque il n’y avait pas de producteur à chaque coin de rue. On était donc des denrées rares que les gens se partageaient.         

Je me présentais dans tous les shows de rap pour me faire connaître et je développais des contacts. À un moment donné, j’ai entendu une chanson de Sans Pression pour laquelle j’avais fait le beat jouer à la radio durant les heures de grande écoute. Après ça, mon nom a commencé à circuler pas mal dans le milieu et ma carrière a pris son envol.         

As-tu d’autres projets à part tes collaborations avec des rappeurs ?   

Ruffsound : Oui, j’en ai plusieurs en fait. Je fais souvent des pitchs pour des contrats de pub et je produis des beats pour des shows de télé (Révolution, Sucré Salé, Deux filles le matin).         

Depuis quelques années, je suis également impliqué avec l’entreprise de musique libre de droits PremiumBeat, avec laquelle j’ai la chance de pouvoir explorer divers styles musicaux pour une panoplie de clients différents tout en étant rémunéré pour mon travail. J’ai beaucoup appris en faisant affaire avec eux.       

  

Est-ce qu’il y a des moments forts qui t’ont marqué dans ta carrière jusqu’à maintenant ?  

Ruffsound : Honnêtement, le simple fait de me lever le matin et de faire ce que j’aime avec des gens qui m’amènent énormément aux points de vue créatif et personnel est un highlight en soi. J’ai hâte de me retrouver en studio le lundi avec des amis et de créer quelque chose de fou. Pour moi, c’est plus gratifiant que n’importe quel prix.       

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As-tu d’autres ambitions professionnelles pour le futur ?   

Ruffsound : D’ici quelques années, je souhaite être de moins en moins derrière l’ordi et jouer plus un rôle de parrain pour les jeunes talents qui sont en train de se développer. J’aimerais que mon expertise leur soit profitable afin qu’ils puissent réaliser leur plein potentiel.         

Si tu avais un conseil à donner à un producteur qui désire percer dans l’industrie, quel serait-il ?   

Ruffsound : Never be the smartest guy in the room. C’est important de toujours s’entourer de gens que tu considères plus talentueux que toi pour apprendre et te dépasser. 

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