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Blocus: les libéraux de Trudeau se félicitent de leur gestion

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À peine les barricades de Kahnawake et de Listuguj levées, voilà que les libéraux de Justin Trudeau se félicitent d’avoir prôné la patience. 

C’est un véritable soupir de soulagement pour les troupes du premier ministre. 

Le député libéral Joël Lightbound
Photo d'archives, Simon Clark
Le député libéral Joël Lightbound

Le président du caucus du Québec du Parti libéral Joël Lightbound a indiqué, en entrevue, que l’impasse a été réglée grâce au leadership de Justin Trudeau. 

Selon M. Lightbound, l’opposition misait sur des positions trop brusques et trop simplistes, alors qu’on devait plutôt miser sur une approche qui favorise la réconciliation. 

«Dans cette situation-là, l’approche qu’a prise le gouvernement a fait en sorte que le trafic ferroviaire a repris. On a travaillé en mode solution, des fois derrière la scène, mais toujours en mode solution», dit-il. 

M. Lightbound cite en exemples une entente avec le Canadien Pacifique (CP) et le Canadien National (CN) pour avoir une voie d’évitement de la ligne de Belleville, la levée de la barricade à Belleville et la reprise des trajets de VIA Rail, notamment. 

Mais l’opposition n’a pas tardé à critiquer de nouveau l’approche du gouvernement au terme de cette crise de 29 jours. Si la situation s’est améliorée ailleurs au pays, les barricades de Kahnawake et de Listuguj, elles, ont perduré. 

Les oppositions sont furieuses que le premier ministre Trudeau ait relayé la gestion des dossiers aux provinces, entre autres. 

«Ce que je reproche à Justin Trudeau, c’est d’avoir remis aux provinces le problème. D’avoir demandé au Québec de s’en occuper, demander à l’Ontario... Toujours de dire qu’on reste en arrière et on va laisser le travail aux autres», dit Pierre Paul-Hus, porte-parole conservateur en matière de sécurité publique. 

M. Paul-Hus s’inquiète d’autant des répercussions économiques. 

«Le[s] premier[s] 10 jours de la crise, bien, c’est un premier ministre qui est en Afrique et qui dit "laissez-moi tranquille, moi, je fais des voyages". Le deuxième 10 jours, c’est quoi? Bien, c’est un gouvernement qui dit: "je ne sais pas trop quoi faire, mais on va laisser ça entre les mains des provinces"», ajoute Alain Therrien, porte-parole du Bloc en matière d’économie et de transports. 

M. Therrien déplore aussi que le gouvernement ait ignoré les demandes du Bloc québécois pour retirer la GRC du territoire, pour aller négocier et pour mettre fin aux travaux. Des demandes faites dès le début de la crise, précise-t-il. 

«Ils ont compris ça dans le[s] dernier[s] 10 jours», insiste-t-il. 

La Chambre des communes, qui faisait relâche cette semaine, doit reprendre ses travaux lundi. 

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