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Votre assurance voyage couvre-t-elle le coronavirus?

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Dans un contexte d’épidémie de coronavirus, il est bon de vérifier avant de partir si sa police d’assurance voyage prévoit des conditions particulières le concernant.  

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Deux compagnies d’assurance, Manuvie et TuGo, ont récemment changé leur politique à ce sujet. Dorénavant, l’annulation ou l’interruption d’un voyage en raison du coronavirus ne sont plus incluses dans leur couverture.  

En d’autres mots, un voyageur qui souhaite rentrer au pays plus tôt que prévu à cause d’une éclosion subite du COVID-19 ne pourra pas être dédommagé en vertu de la police d’assurance de ces compagnies.  

Les voyageurs ayant acheté leur police d’assurance avant le 4 mars ne sont pas concernés par cette mesure.  

En règle générale, les voyages dans des pays dont le niveau de risque est élevé selon l’Agence de la santé publique du Canada ne sont pas couverts par les polices d’assurance voyage.  

La Chine, l’Iran et le nord de l’Italie sont sujets à de tels avertissements. «Plus il y a de pays sur cette liste, moins il y a de risque pour les assureurs», a expliqué Louis Cyr, courtier en assurance. Bientôt la norme?  

M. Cyr estime que d’autres assureurs pourraient bien emboîter le pas à Manuvie et à TuGo dans les prochains jours.  

Une telle décision s’expliquerait par les coûts qu'une pandémie pourrait entraîner, explique le courtier.  

«Les assureurs ne sont pas pris de court... H1N1, le SRAS, ce sont des expériences que les assureurs ont vécues. C’est peut-être en réaction à ça que les assureurs disent: "la dernière fois ça avait coûté cher". Là, ils réagissent vite, avant une panique pandémique, pour faire réfléchir le touriste.»  

M. Cyr remarque que la compagnie Croix Bleue semble faire cavalier seul. «On dit: "je suis là pour les voyageurs et je ne changerai pas ma police. Le coronavirus est une maladie comme les autres".»  

Le courtier estime que la situation pourrait évoluer rapidement, surtout si des destinations touristiques majeures, comme la France et l’Angleterre, étaient déconseillées aux voyageurs par le gouvernement du Canada.