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Des industries malmenées par le blocus

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L’industrie manufacturière demande au gouvernement d’agir pour limiter les impacts négatifs du blocus ferroviaire qui a paralysé une partie de l’économie pendant plusieurs semaines, soulignant que plusieurs entreprises ont subi des pertes allant jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars par jour. 

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L’organisation Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) a laissé savoir vendredi qu’un coup de sonde auprès de ses 1100 membres lui a permis de mesurer plus précisément la situation. 

Plusieurs entreprises ont perdu de 20 000 à 50 000 $ par jour de blocage. En outre, une partie des membres de MEQ sondés (23 %) affirment qu’ils assumeront eux-mêmes les pénalités pour les retards de livraison. Vingt-huit pour cent indiquent avoir dû diminuer leur production pour limiter la hausse des coûts d'opération et pour absorber les retards dans l'importation des matières premières essentielles aux activités de production. 

À l'approche du budget provincial, qui sera déposé mardi, MEQ en profite pour appeler à l'aide. 

«Le gouvernement doit rapidement assurer un redressement de la situation économique délicate dans laquelle se trouvent les entreprises québécoises. Nos membres ont perdu des dizaines de milliers de dollars. C'est inacceptable», a déclaré la présidente-directrice général de MEQ, Véronique Proulx, dans un communiqué, ajoutant que cela est sans compter l’incertitude et les impacts liés au COVID-19. 

Le sondage indique entre autres que près de neuf répondants sur dix (88 %) priorisent les subventions gouvernementales fédérales et provinciales pour atténuer les impacts de la crise sur leur industrie. 

MEQ demande notamment «une réduction de la taxe sur la masse salariale pour la période concernée par le blocus sur le rail», a ajouté Mme Proulx, dans une entrevue qu’elle a accordée à TVA Nouvelles.