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Le féminisme contre les femmes

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C’est ce dimanche qu’aura lieu la Journée de la femme. Théoriquement, cet évènement célèbre la réduction des inégalités entre les sexes et dénonce les violences que subissent encore les femmes. Empiriquement, toutefois, la logique schizophrène du féminisme progressiste est peut-être le pire ennemi des femmes.

Guerre

Fort de la brutalité des mœurs de certains hommes et des dérives libidineuses de pervers atteints d’hypertrophie de l’ego, le néo-féminisme présente les femmes comme les victimes impuissantes d’un patriarcat persistant. Son fonds de commerce est un discours franchement androphobe destiné à attiser la guerre des sexes.

Aveuglé par son idéologie victimaire, le néo-féminisme veut faire table rase des codes établis, et fustige violemment des concepts pourtant essentiellement féministes, comme la galanterie et l’esprit chevaleresque.

Voilà qui est pitoyable, car loin de traduire un machisme visant à infantiliser la femme, la galanterie revêt une dimension symbolique qui impose le respect des femmes.

La galanterie, rappelons-le, est un code de conduite, un ensemble de conventions et une discipline éthique qui régule les relations entre les hommes et les femmes.

Ainsi, un homme galant ne peut tout se permettre. Au contraire, il doit faire preuve de retenue et de sobriété des mœurs. Il doit raffiner ses manières, surveiller son langage et prouver sa sophistication à la femme qu’il côtoie. La galanterie impose la cordialité, la courtoisie et le respect dans les échanges, et ne tolère ni la vulgarité ni le laisser-aller. La galanterie débrutalise et discipline !

Contradiction

Le féminisme progressiste entretient donc une profonde contradiction interne. D’une part, il dénonce avec raison la rustrerie de certains hommes. Mais, d’autre part, en déconsidérant la galanterie, il libère l’expression de leurs pulsions et laisse libre cours à leurs plus bas instincts.

La galanterie civilise. Tout mouvement qui détruit les remparts contre le machisme ne protège pas les femmes. Il les méprise !