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«Un vrai Richard» -Jean-Guy Talbot

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Photo d'archives Jean-Guy Talbot avait été touché par la présence de Gilbert Perreault et Henri Richard lors d’une fête à Trois-Rivières.

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FORT LAUDERDALE  |  Coéquipier d’Henri Richard lors de la grande dynastie des cinq coupes Stanley consécutives du Canadien, Jean-Guy Talbot était à bord de son véhicule lorsque le Journal lui a appris la nouvelle du décès de son grand ami.

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« C’est triste qu’il soit décédé, mais c’est assurément un gros soulagement pour sa famille et, surtout, son épouse, a indiqué l’ancien défenseur à l’auteur de ces lignes. Elle allait le voir tous les jours et elle me disait que ça ne servait à rien que j’aille le voir. Sa maladie [Alzheimer] faisait en sorte qu’il ne reconnaissait plus personne. »

Arrivés en même temps chez le Tricolore, à l’automne de 1955, Talbot et Richard ont défendu les couleurs de l’équipe jusqu’à ce que l’arrière du Cap-de-la-Madeleine se joigne aux Red Wings à l’été 1967. Au cours de ces 12 saisons, ils ont soulevé la coupe Stanley à sept occasions.

« C’était un vrai Richard avec une tête dure. C’était tout un travaillant. Tout ce qu’il voulait, c’était foncer et gagner. Quand on jouait contre Boston, les défenseurs étaient gros, mais ça ne l’empêchait pas d’aller dans les coins. Rien ne lui faisait peur ou ne l’arrêtait dans son objectif d’aller chercher la rondelle », a louangé Talbot.

« À la grosseur qu’il avait, pour être capable de gagner 11 coupes Stanley, ça prenait tout un talent. On disait que les petits joueurs n’étaient pas bons. Lui, c’est le meilleur que j’ai jamais vu », a-t-il continué.

L’amitié des deux hommes s’est poursuivie au-delà de leur carrière. Ils ont continué de se côtoyer grâce, entre autres, aux différentes tournées caritatives estivales et aux nombreux matchs des anciens auxquels ils ont pris part.

« C’était mon grand ami. Sa femme, Lise, mon épouse et nous deux, nous étions toujours ensemble. On a tellement eu de plaisir ensemble. Je pourrais raconter des anecdotes pendant des heures. »