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Phil Goyette et Henri Richard: une vie à se côtoyer

La coupe Stanley
Photo d'archives, Ben Pelosse Vêtus comme à l’époque où le Canadien et les cinq autres équipes originales voyageaient par train, Réjean Houle, Henri Richard et Phil Goyette posent avec la Coupe Stanley.

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FORT LAUDERDALE | Les amitiés qui naissent à l’adolescence sont souvent celles dont les liens demeurent les plus solides. Phil Goyette et Henri Richard ont vécu cette réalité.  

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« Il avait 15 ans et j’en avais 17 lorsqu’on est arrivés avec la Palestre nationale. Ensuite, on a été coéquipiers pendant deux ans avec le Canadien junior. Je suis parti à Cincinnati, puis on s’est retrouvés, trois ans plus tard, avec le Canadien », a raconté M. Goyette, joint par le Journal de Montréal.  

Témoin privilégié  

Officiellement, Goyette a été membre des quatre dernières conquêtes de la série de cinq qui a vu le Canadien dominer la LNH de 1956 à 1960.  

« J’étais quand même là lors de la première. J’étais un joueur de réserve. Je participais à tous les entraînements de l’équipe et j’attendais mon tour. Mais personne ne s’est blessé », a-t-il raconté.  

Cédé aux Rangers au terme de la saison 1962-1963, M. Goyette, aujourd’hui âgé de 86 ans, a donc été un témoin privilégié des premières campagnes d’Henri Richard dans l’uniforme du Canadien.   

Finesse sur patins  

« C’était un gars tranquille, qui ne parlait pas beaucoup. Sur la glace, il avait de la finesse, il était travaillant. Il se présentait et donnait son 100 % à toutes les joutes. Ce n’est pas pour rien qu’il a joué pendant vingt ans. »   

Comme tout le monde, M. Goyette s’attendait à ce que la maladie d’Alzheimer emporte son bon ami un jour ou l’autre. N’empêche que pareille nouvelle amène toujours un instant de surprise.  

« Oh non ! C’est tragique, a-t-il indiqué, lorsque l’auteur de ces lignes lui a appris la nouvelle. On a eu beaucoup de plaisir et beaucoup de succès ensemble. J’ai tellement de beaux souvenirs », a-t-il ajouté.  

Au-delà des coupes Stanley, les nombreuses tournées faites aux quatre coins du Québec avec les anciens Canadiens en font partie.   

« Pendant 13 ans, on a dû jouer 75 matchs par année avec les anciens. Puisque nous étions quelques joueurs à avoir grandi au sein de la même organisation, on était tous très près les uns des autres. Henri, Dollard Saint-Laurent, Claude Provost et moi. »