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L’amour a pris son temps avec Luce Dufault

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C’est un silence de sept années que la fameuse chanteuse rompt avec ce neuvième album en carrière et Luce Dufault reprend le micro avec panache sur Dire combien je t’aime, une lettre d’amour à géométrie variable.

Luce Dufault

Photo courtoisie

★★★½

Dire combien je t’aime

AIMER QUI, AIMER QUOI

À géométrie variable, car cette nouvelle parution témoigne de l’amour que la principale intéressée a pour son public et pour la scène (une tournée suivra), bien évidemment, mais aussi de l’affection que ses congénères lui portent.

En effet, autant Daniel Bélanger que Richard Séguin et Daniel Lavoie participent à ce projet en proposant des strophes à la grande dame, tout comme de grosses pointures comme Zachary Richard, Andrea Lindsay, Luc De Larochellière et Nelson Minville.

Vous l’aurez compris, on a donc droit à d’excellents textes !

DOUCEURS ET AVENTURES

Côté interprétation, Mme Dufault est toujours diablement en voix. C’est à croire que la chanteuse a signé une entente avec des forces occultes tant son appareil vocal demeure aussi juste au fil des années. 

Dire combien je t’aime est également surprenant du côté des musiques. L’œuvre s’ouvre sur L’amour et le carbone, une ballade planante au clavier se terminant dans un crescendo de violons. On enchaîne avec Marseille, plus dynamique et menée par un piano, puis Entre deux néants, une chanson pop flirtant surtout avec le folk. 

Ce qui lie ces pièces, donc, c’est l’interprétation de l’artiste, mais aussi un certain spleen.

Pour celles et ceux qui espéraient, par exemple, une suite spirituelle à la fameuse Les soirs de scotch, il faudra passer votre tour. Outre Les salines, les moments forts sont rares.

On semble privilégier ici un feu doux, mais constant et – fort heureusement – ça convient bien à l’œuvre.

Body Count

Photo courtoisie

★★★

Carnivore

Pour celles et ceux qui l’ignorent : lorsqu’il n’est pas rappeur ou acteur au sein de la distribution de Law & Order, Ice-T est incroyablement divertissant sur Twitter en plus d’être à la tête de ce combo heavy metal lancé il y a 30 ans (!) déjà. Bien que le collectif livre une œuvre d’une énergie – et d’une colère – surprenante, celle-ci demeure cruellement dans l’ombre de sa prédécesseure : l’excellente Bloodlust (2017). Aussi à noter : Ice-T est en beau joual vert, comme toujours, mais n’a pas grand-chose de neuf à dire et c’est là que le bât blesse tout particulièrement. Dommage.

Noel Gallagher’s High Flying Birds

Photo courtoisie

★★

Blue Moon Rising

Triste, mais vrai, à ce point-ci de sa carrière, l’enfant terrible est plus excitant lors de ses (nombreuses) sorties dans les médias. Sur ce maxi de cinq pièces (dont deux versions remixées de la pièce-titre), Gallagher et ses moineaux se font de plus en plus électro, mais poussent à peine le flirt. En résulte une œuvre mi-figue, mi-raisin. C’est bien foutu, mais aussi très ennuyeux... un crime quand il est question d’un EP signé par un des plus grands trublions du pop-rock actuel. 

Les Deuxluxes

Photo courtoisie

★★★½

Lighter Fluid

Quatre ans après avoir captivé la gent rockeuse avec son premier album Springtime Devil et ses concerts endiablés, le duo rock garage en rajoute (finalement) avec une suite hautement satisfaisante. Bien que le matériel de Lighter Fluid – un peu plus profilé, parfois même un brin psychédélique – pourrait se retrouver sur l’œuvre précédente (et vice versa), le LP compense son absence d’effet de surprise par une exécution efficace et un plaisir foutrement contagieux. À écouter immanquablement !

Coup de coeur

LUIS CLAVIS

Photo courtoisie

★★★

Homme objet

Évidemment, une question vient en tête lorsqu’on appuie sur « play » pour la première fois : pourquoi Clavis lance-t-il un projet solo quand il ameute l’essentiel de ses potes de Valaire, Qualité Motel et associé(e)s autour de sa cause ? Puis on écoute et on comprend. Bien que, musicalement, Homme objet demeure très en phase avec ces autres projets, l’effet de surprise passe par la qualité des textes – souvent engagés – du principal intéressé. En résulte une œuvre aussi brillante que dansante. Bien joué, donc.