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Les mots dits du samedi

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Le melon de Suzon   

1-Tant qu’à y être ou quant à y être ? Les homophones « quand » et « quant » ont des significations fort différentes. « Quand » peut être utilisé comme adverbe pour exprimer une interrogation : Quand vous verrai-je ? Le mot « quand », employé comme conjonction, signifie « lorsque », « pendant que » : J’irai vous voir quand je serai libre. La conjonction « quant » signifie « relativement à », « pour ce qui est de ». « Quant » ne se trouve que dans la locution prépositive « quant à » (et dans le nom « quant-à-soi »). Cela dit, écrit-on « quant à moi » ou « tant qu’à moi » ? « Quant à » signifie « pour ce qui est de » : Adalbert aime le citron vert. Quant à Suzon, elle préfère le melon. « Tant qu’à » signifie « au point où on en est » ou quelque chose comme « pendant que j’y suis », « que tu y es » : Je vois que tu as lavé ta voiture. Tant qu’à y être (pendant que tu y es), lave donc aussi la mienne !   

2-« De » ou « pour » après le mot merci ? Cette question revient souvent dans les courriels que vous m’envoyez. La préposition « pour » est à proscrire devant un verbe à l’infinitif : Merci de m’offrir votre aide (et non « pour » m’offrir votre aide). Cependant, les prépositions « de » et « pour » peuvent suivre le mot « merci » devant un complément : Merci de votre aide (ou merci pour votre aide). Les mêmes règles s’appliquent quand le verbe remercier est utilisé : Je vous remercie de m’aider ; je vous remercie de (ou pour) votre aide.   

Les ongles de Gilles    

1-Un lecteur, Gilles B., aimerait cesser de se ronger les ongles. Et quand se ronge-t-il les ongles ? Chaque fois qu’il entend dire, à la radio, à la télé, « le piéton a été happé par une voiture ». On peut s’étonner, en effet, de l’emploi « quasi systématique » du verbe « happer » dans les bulletins de nouvelles ou les articles de journaux traitant de collisions impliquant véhicules et piétons ou cyclistes. La définition du mot happer, « saisir quelqu’un avec force, l’attraper brusquement », peut sembler mal décrire un accident. Pourtant, l’emploi du verbe happer, surtout à la forme passive, est tout à fait correct dans le contexte d’un choc accidentel : un piéton happé par un train ; un vacancier happé par une vague. On dira aussi, peut-être préférablement, qu’une voiture a heurté un piéton, qu’elle l’a renversé.    

 2- Vu et revu à la télé le message d’un commanditaire qui affirme offrir ses services « sans aucun frais », nous informe C. Poliquin. « Aucun ne devrait-il pas prendre un s devant un mot sans singulier (aucuns frais, aucunes funérailles) ? » Aucun signifie « pas un » et s’emploie au singulier à moins qu’il détermine un nom n’admettant que le pluriel, comme frais, honoraires, fiançailles, funérailles, condoléances... et le mot « précipitation » utilisé dans le sens de « précipitations » de pluie, de grêle. Le déterminant indéfini aucun et les adjectifs associés à ces mots strictement pluriels se mettent au pluriel : Aucunes fiançailles, aucuns frais. Aucunes funérailles, aucunes condoléances.   

Quelle est la bonne formule ?    

1- Oui, ce bel hiver achève. Il achève seulement. Alors, on écrit « je pelte » ou « je pellette » ?   

2- Écrit-on « une cuiller à soupe » ou « une cuillère à soupe » ?   

Les lettres mêlées   

TTAADÉSNOIV  

Définition : destruction.   

  

  

  

  

  

    

  

  

  

  

Réponses   

Quelle est la bonne formule ? 1- Je pellette. 2- Les deux graphies sont correctes. Les lettres mêlées : DÉVASTATION