/news/health
Navigation

Coronavirus: une Québécoise au cœur de la région italienne en quarantaine

Coup d'oeil sur cet article

VÉRONE, Italie | Une Québécoise vivant dans le nord de l'Italie, où la majorité des provinces ont été placées en quarantaine en raison de l'épidémie du coronavirus, a confirmé que la vie tourne au ralenti dans ce pays.  

• À lire aussi: Coronavirus: l’Italie place en quarantaine un quart de sa population   

«C'est un dur réveil, surtout pour les Italiens du Nord. Je crois qu'il y a beaucoup de contestation concernant la fermeture de la région, de la Lombardie, entre autres, parce que c'est le poumon économique de l'Italie avec la Vénétie», a raconté au Québec Matin Geneviève Rabouin, qui réside à Vérone.  

Pour endiguer la propagation du virus, les autorités ont placé en quarantaine pratiquement tout le nord du pays, dimanche. Cette mesure touche environ 25% de la population.  

Vérone échappe jusqu'ici à la quarantaine, mais elle est ceinturée par des régions en quarantaine où personne ne peut entrer ni sortir. À ce jour, le COVID-19 a infecté plus de 7300 Italiens et causé plus de 350 décès dans ce pays.  

Malgré tout, Mme Rabouin n'est pas préoccupée, outre mesure, pour sa santé.  

«Je suis inquiète, pas nécessairement d'attraper le virus qui a des conséquences graves plus pour les personnes âgées, mais plus pour les conséquences au niveau économique [si je l’attrape]. Je devrais être en quarantaine», a-t-elle affirmé en expliquant être travailleuse autonome.  

Chose certaine, les conséquences sur l'économie locale se font déjà sentir.  

«Il y a beaucoup moins de gens sur la rue, en effet. Au niveau économique, ça va être un désastre dans les prochains mois. Les restaurants sont vides, les hôtels ont eu des "cancellations" jusqu'au mois d'août. Il n'y a pas beaucoup de touristes», a commenté la Québécoise.  

Celle-ci a également fait état de pénuries dans les commerces, notamment pour les produits désinfectants.  

«Les gens ont paniqué et ont tout acheté», a-t-elle raconté, en précisant que les commerces parviennent cependant à être ravitaillés.