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L'ex-capitaine du CH Brian Gionta prône la patience dans le dossier Cole Caufield

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Photo d'archives, USA Today Sports L’ex-capitaine du Canadien Brian Gionta connaît bien les particularités du marché montréalais.

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«Cole Caufield a de bons chiffres, mais il y a de la place pour dominer encore plus. Personnellement, je resterais le plus patient possible avec lui. Il n’y a rien de mal à gagner en confiance en marquant des tonnes de buts dans la NCAA, il pourrait survoler ce circuit s’il y reste encore au moins une année.» 

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Cette analyse provient de Brian Gionta, l’ancien capitaine du Canadien. 

À la retraite depuis la fin de la saison 2017-2018, Gionta reste un interlocuteur intéressant pour parler de Caufield, le choix de premier tour du CH au repêchage de 2019. 

Comme Caufield, Gionta n’était pas un colosse. Il mesurait également 5 pieds 7 pouces et il arrêtait la balance à près de 180 livres. Gionta a porté les couleurs de Boston College dans la NCAA pendant quatre ans avant de faire le saut chez les professionnels.  

Deux époques  

Gionta le reconnaît, il n’a jamais vu jouer Caufield en personne, mais il a regardé des matchs de l’équipe américaine au Championnat du monde junior. Il a surtout une bonne idée de la réalité d’un petit ailier dans la LNH et il connaît parfaitement le marché de Montréal.  

«On parle de deux époques différentes, mais aussi de deux réalités différentes, a précisé Gionta. Quand je jouais à Boston College, les Devils formaient l’une des meilleures équipes de la LNH. Ils avaient gagné la coupe Stanley en 1995. J’ai fait mes débuts à Boston College en 1997. Il n’y avait pas d’urgence avec les jeunes joueurs. Ils m’ont repêché en 1998 et j’ai joué trois saisons de plus à l’université. J’ai fini mes études et j’ai obtenu mon diplôme.  

«Pour le Canadien, c’est un autre contexte, a-t-il poursuivi. L’équipe n’est pas aussi puissante et elle veut gagner rapidement. Il ne faut toutefois pas faire l’erreur de bousculer le développement d’un jeune joueur, il faut respecter les étapes. J’ajouterais aussi que la patience devrait être de l’or pour une ville comme Montréal. Quand tu portes les couleurs du Canadien, il y a de la pression. Et il y en a encore plus pour un choix de premier tour. Il ne deviendra pas le sauveur demain matin.» 

Pas assez dominant 

Gionta n’influencera pas la décision de Caufield ou de Marc Bergevin. S’il pouvait offrir une recommandation, l’ailier originaire de Rochester insisterait sur la notion de la patience.  

«À mes années à Boston College, je récoltais plus de 50 points en près de 40 matchs. Caufield peut en faire encore plus. Il a récolté un point par match, mais à mon avis, il n’est pas encore trop fort pour la NCAA. Les Devils avaient bien joué leur carte avec moi. J’ai fait mes premiers pas dans la Ligue américaine à Albany pour pratiquement une moitié de saison. Après Noël, j’avais gagné mon poste avec les Devils et je n’ai plus joué dans la Ligue américaine. J’étais plus âgé, j’avais
22 ans. J’avais plus d’expérience.» 

Palendrier plus lourd 

Gionta s’est remémoré ses débuts dans la LNH lors de la saison 2001-2002.  

«Pour moi, le plus grand défi était de trouver du temps et de l’espace sur la patinoire. Mais c’était une époque différente où il y avait encore de l’accrochage et la ligne rouge était encore existante. Je trouvais ça aussi difficile de m’adapter à la surcharge des matchs chez les pros. 

À l’université, je jouais deux fois par semaine. Je passais d’un calendrier de 40 matchs à 80. C’est une grosse adaptation pour le corps puisque je devais me battre contre des gars plus forts et plus vieux. Mentalement, je découvrais aussi un autre monde. Je n’avais jamais connu un calendrier où tu joues pratiquement aux deux soirs.»