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Wall Street s'effondre en ce lundi noir

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New York | Wall Street a enregistré, lundi, sa plus lourde dégringolade sur une séance en plus de 11 ans, plombée par le krach pétrolier et la crise mondiale du coronavirus.  

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Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a plongé de 7,79% à 23 851,02 points, lâchant au passage plus de 2000 points.      

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a chuté de 7,29% à 7 950,68 points.   

L’indice élargi S&P 500 s’est lui effondré de 7,60% à 2 746,56 points.      

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Geneviève Pettersen avec Sébastien Lavoie, économiste en chef à la Banque Laurentienne à QUB radio:    

Selon Howard Silverblatt, spécialiste des indices chez S&P Dow Jones Indices, le S&P 500 a cédé, au total, 1870 milliards de dollars lundi et 5300 milliards de dollars depuis son record du 19 février. Rapportée à la population des États-Unis, la perte d’aujourd’hui correspond à 5682 dollars par habitant.   

Pour la première fois, un mécanisme d’interruption des échanges a même été activé en tout début de séance, quand le S&P 500 a lâché plus de 7%.    

  • Écoutez l'entrevue du professeur de physique à l'Université de Montréal, Normand Mousseau avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:  

 

La place new-yorkaise s’est retrouvée assommée, dès l’ouverture de lundi, par l’effondrement des cours pétroliers, qui ont connu leur pire journée depuis la guerre du Golfe en 1991 en perdant environ 25%.   

AFP

En cause, la décision de l’Arabie saoudite d’adopter une politique de la terre brûlée en baissant drastiquement le prix de son or noir et en augmentant sa production, après l’échec de négociations, en fin de semaine dernière, avec la Russie.   

Le président américain, Donald Trump, a d’ailleurs accusé sur Twitter Ryad et Moscou d’être responsables de la chute de Wall Street et s’en est aussi pris aux «Fake News», sans donner davantage de détails.   

La propagation du coronavirus avec l’aggravation du bilan aux États-Unis, où l’on compte désormais plus de 500 cas de contamination et 22 décès, et dans le monde a par ailleurs continué d’affoler Wall Street.   

Selon Alan Skrainka de Krilogy, les acteurs du marché «vont sans doute être plus prudents dans leurs activités». «La limitation des interactions sociales va conduire à un déclin de secteurs comme le voyage ou les loisirs, qui se répercute sur le marché des actions.»   

Pour répondre à la panique qui s’empare des marchés, la Réserve fédérale a annoncé lundi qu’elle allait augmenter les montants qu’elle injecte chaque jour dans le marché monétaire, pour les porter à au moins 150 milliards de dollars quotidiens.   

De son côté, l’économiste en chef du FMI a appelé à «une réponse internationale coordonnée» pour atténuer l’impact économique de l’épidémie du coronavirus.   

Signe de l’extrême frilosité des investisseurs, le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américain s’écroulait. Il s’établissait à 0,554 6% après avoir atteint un plus bas historique à 0,313 7% dans la nuit de dimanche à lundi.   

Trump envisage des mesures d’urgence        

Le président Donald Trump envisage des mesures d’urgence pour venir en aide aux Américains touchés par le coronavirus, alors que l’épidémie a de graves conséquences sur l’économie mondiale, ont rapporté lundi plusieurs médias.        

Le dirigeant républicain doit présenter ses mesures à son retour de Floride, où il passait le week-end. Elles incluent des extensions de congés de maladie accordés aux salariés, des aides pour les petites entreprises et des reports d’impôts pour les entreprises des secteurs touristiques, qui ont été gravement touchés, selon le Washington Post.  

Selon la chaîne télévisée CNBC, l’équipe économique du président Trump va lui présenter «un large éventail d’options».       

La Maison-Blanche n’a pas commenté ces informations, qui interviennent alors que les marchés accusaient, lundi, des plongeons rappelant le cataclysme financier de la fin 2008.       

Pendant le week-end, le président Trump a défendu l’action de son gouvernement après des critiques sur la lenteur et les ratés de la lutte contre le coronavirus, qui continue de se propager aux États-Unis.