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Crise du coronavirus: ce que cela signifie pour votre portefeuille

Crise du coronavirus: ce que cela signifie pour votre portefeuille
AFP

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Des voyages à l’épargne-retraite en passant par le panier d’épicerie, l’épidémie de coronavirus affecte d’une foule de manières votre quotidien... et votre avenir. Voici quelques exemples, accompagnés de conseils.  

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New York pour 223 $, ça vous dit ?  

Crise du coronavirus: ce que cela signifie pour votre portefeuille
Photo AFP

Pas peur d’attraper le coronavirus ? C’est le moment de voyager ! Face à l’affolement des touristes et des marchés, la plupart des transporteurs aériens et les grandes chaînes d’hôtels de la planète ont été contraints de baisser leurs prix de façon importante depuis une semaine. C’est aussi le cas de croisières, mais Ottawa déconseille officiellement d’en faire.     

Hier, le site web spécialisé Yulair dénombrait des vols aller-retour à 399 $ ou moins, toutes taxes comprises, pour pas moins d’une trentaine de destinations américaines. New York ? 223 $, à Pâques de surcroît. Envie d’aller à Paris ? C’est possible pour moins de 500 $, toutes taxes comprises. Il en va de même pour les nuitées à l’hôtel : à Rome, de nombreuses chambres sont offertes à plus de 60 % de rabais. Il n’est pas impossible de se loger dans un 4 étoiles pour 75 $ ou moins.     

Les compagnies aériennes ont aussi assoupli leur politique d’annulation dans le but de rassurer les voyageurs. Par exemple, d’ici au 31 mars 2020, Air Canada permettra de modifier son vol sans frais, et ce jusqu’à 14 jours avant le voyage.      

De plus de plus de ruptures de stock  

Crise du coronavirus: ce que cela signifie pour votre portefeuille
Photo AFP

Le gel désinfectant pour les mains à base d’alcool, les masques pour le visage et le papier hygiénique ne sont pas les seuls produits dont l’inventaire risque de fondre comme neige au soleil.     

En Chine, des centaines d’usines et d’installations agroalimentaires ont suspendu leurs activités ou été forcées de tourner au ralenti depuis le début de l’épidémie. Airbus, General Motors ou encore Toyota, parmi tant d’autres, ont été affectés. Certains produits très attendus comme le prochain iPhone d’Apple pourraient donc voir leur date de lancement repoussée de quelques mois ou leur disponibilité être extrêmement limitée.     

Ces fermetures d’usines en Chine ont aussi un effet boule de neige. Au Vietnam, des usines de sacs à main manquent de tissu ou de fermetures éclair made in China.     

Futurs retraités : pas de panique !  

Crise du coronavirus: ce que cela signifie pour votre portefeuille
Photo d’archives

L’état de vos REER vous donne de l’urticaire ? Prenez une grande respiration, ne cédez pas à la panique et résistez à l’idée de tout liquider, conseille le planificateur financier Fabien Major.     

« Si les actifs sont répartis en fonction du profil d’investisseur, et si on a un plan financier, il faut vraiment s’en tenir au plan », dit-il. C’est lors de moments comme ceux-ci qu’on découvre réellement si notre tolérance au risque est aussi bonne qu’on le croit.     

« Les gens qui doivent s’inquiéter, c’est ceux qui n’ont pas planifié, qui investissent au gré des modes », dit celui qui, depuis une semaine, est en mode achat pour plusieurs de ses clients à la recherche d’aubaines sur les marchés financiers.      

De bonnes aubaines à la pompe  

Crise du coronavirus: ce que cela signifie pour votre portefeuille
Photo Agence QMI, Maxime Deland

Le coronavirus a au moins comme avantage de faire chuter le prix de l’essence à la pompe. Les cours du pétrole ont en effet encaissé hier leur pire séance depuis le début de la guerre du Golfe, en 1991, avec une chute d’environ 25 %.      

Pourquoi ? Notamment parce qu’avec la propagation du COVID-19 dans le monde, la demande en énergie a diminué drastiquement, alors que les voyageurs réduisent leurs déplacements, que certaines industries tournent au ralenti et que plusieurs événements majeurs sont annulés. On s’attend même à ce que la consommation mondiale de pétrole diminue durant l’année pour la première fois depuis 2009. Résultat : il était possible de faire le plein pour 1,099 $ le litre, hier dans la métropole.      

Un huard qui effectue tout un plongeon  

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Photo d’archives

Mauvaise nouvelle pour les snowbirds et autres voyageurs : le dollar canadien a connu une journée désastreuse hier, tombant à son plus bas depuis février 2016 par rapport au dollar américain. De nombreux biens pourraient donc coûter plus cher.     

La devise a terminé la journée d’hier à 72,9 ¢ US, perdant tout près de 2 %. Vendredi, son cours moyen était de 74,51 ¢ américains.      

Plusieurs analystes s’attendent également à une autre baisse du taux directeur de la Banque du Canada, notamment en raison de la dégringolade du prix du pétrole, l’une des principales exportations canadiennes.