/investigations/police
Navigation

David De Cotis assure n’avoir rien fait de mal

L’élu lavallois a obtenu une rencontre avec l’UPAC

GEN-CONFERENCE DE PRESSE-DAVID DE COTIS-STL
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits David De Cotis. Conseiller

Coup d'oeil sur cet article

Le conseiller lavallois David De Cotis a nié hier toute implication dans l’octroi d’un contrat public, alors que la Société de transport de Laval a révélé de son côté avoir eu un motif « sérieux » pour porter plainte à la police à son sujet. 

• À lire aussi: L’ex-président de la STL aurait fait pression pour un contrat

Hier matin, notre Bureau d’enquête révélait que M. De Cotis fait l’objet d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) parce qu’il aurait fait pression dans l’octroi d’un contrat qui intéressait un ami alors qu’il était président de la STL en 2017. Il est aussi sur le radar des policiers parce qu’il serait intervenu au sujet du développement d’un secteur résidentiel où il possède des terrains.

En conférence de presse quelques heures plus tard, M. De Cotis a nié avoir mal agi. Il a assuré n’avoir aucune inquiétude quant aux enquêtes policières en cours. Il affirme même avoir rencontré l’UPAC de sa propre initiative, le 14 février, pour donner sa version des faits. 

« Je vais toujours collaborer avec toutes les instances [...] Oui, il y a une plainte déposée. Mais n’importe qui peut déposer une plainte. Je suis 100 % sûr que je n’ai rien fait », a-t-il lancé.

Il a aussi dit avoir informé en 2015 les administrateurs de la STL de son lien de proximité avec l’homme d’affaires Franco Zegarelli. La firme de ce dernier était soumissionnaire pour l’appel d’offres sur lequel M. De Cotis serait intervenu, selon une ex-employée de la société de transport. 

Motifs sérieux

Le service des communications de la STL a répété hier que c’est la direction de la société de transport qui a porté plainte à la police et qu’elle avait eu des motifs « suffisamment sérieux » pour le faire.

La situation crée un certain malaise à l’hôtel de ville de Laval. Après avoir fait part de son inquiétude dans nos pages, le maire Marc Demers est resté silencieux à ce sujet hier.

Au sein même du parti de M. De Cotis, les opinions semblent divisées. David De Cotis s’est retiré du caucus d’Action Laval le 10 février. Le chef, Achille Cifelli, a dit hier qu’il y serait réintégré dès que « tout sera réglé ». De son côté, le conseiller de Vimont, Michel Poissant, a été moins catégorique, indiquant qu’il était « encore un peu tôt » pour se prononcer.