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Le verre à moitié plein

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Devant ma télé, je doutais fort que l’Impact puisse arracher même un seul point au FC Dallas. Après 45 minutes samedi, le XI montréalais n’offrait pas une performance des plus inspirantes. 

De la manière que le FC Dallas jouait avant la mi-temps, combinée à la prestation molle des joueurs de Thierry Henry, je n’aurais pas même misé sur un match nul. Mais l’Impact a réussi à me surprendre. 

Voilà peut-être une leçon pour le reste de la saison. En MLS, à 0-0 à la mi-temps, tout est encore possible.   

En deuxième mi-temps, la performance de l’Impact a été nettement améliorée. Même s’il a gaspillé une avance de deux buts, les partisans doivent saluer l’opportunisme de leurs préférés.  

Certes, on peut voir le verre à moitié vide. L’Impact a laissé filer une avance de deux buts à l’étranger. Mais dans cette ligue, peu d’équipes peuvent prétendre être toujours en contrôle sur les terrains adverses. 

Bref, un point arraché au Texas, c’est déjà ça de pris dans une saison qui ne fait que commencer. 

Désorganisé Défensivement 

Je ne veux pas m’acharner, mais l’Impact a connu beaucoup de difficultés en première mi-temps contre le FC Dallas. Il a eu de la difficulté à se regrouper et à s’organiser défensivement. 

Régulièrement, le FC Dallas s’est retrouvé avec le ballon entre les lignes montréalaises. Les ballons expédiés derrière le dernier rideau défensif ont causé toutes sortes de problèmes aux visiteurs. 

Ça, ce sont des exemples techniques et tactiques qui se corrigent à l’entraînement ou encore en séances vidéo. Ce qui demande une autre approche, c’est l’intensité et l’énergie déployée dans ces 45 premières minutes au Texas. Pour l’Impact, c’était un effort trop timide, trop mou, et je suis persuadé qu’il a ulcéré Henry. 

Puisqu’il a déjà joué en MLS, l’entraîneur sait que tout est possible dans cette ligue. Qu’il suffit d’un peu de chance pour aller embêter l’adversaire sur son propre terrain. Mais ces occasions surprises qu’une équipe peut se procurer ne surviennent pas sans un effort minimal. 

Wanyama, c’est gros 

Comme tous les amateurs de soccer, l’embauche de Victor Wanyama par l’Impact la semaine dernière m’a surpris. Si ce joueur est en bonne forme physique, si ses problèmes de genou ne l’embêtent plus, il peut donner un sérieux coup de main au Bleu-blanc-noir. 

À mon avis, cette signature rivalise avec les meilleures de l’histoire de l’équipe. Wanyama est un milieu imposant aux qualités techniques de haut niveau. 

Wanyama incarne le prototype du milieu parfait pour la MLS. Peut-être qu’il faudra quelques semaines pour qu’il soit prêt à 100 %, mais j’ai vraiment hâte de le voir jouer. 

Ligue des champions 

Grand match ce soir à Montréal. Début des quarts de finale en Ligue des champions de la CONCACAF.  

Au Stade olympique, l’Impact reçoit le CD Olimpia, un club qu’il a déjà affronté il y a de ça 12 ans dans cette même compétition. En 2008, lorsque j’étais à la barre de l’équipe, nous avions validé notre qualification pour le tour suivant face à cette même équipe, mais sur leur terrain au Honduras. 

En fait, l’Impact a l’occasion de distancier son adversaire dès le match aller, voire de mettre cette série hors de portée pour lui. Ce soir, je souhaite un Impact sans complexe, qui laisse tout sur le terrain. Qu’il se comporte en favori parce qu’à mon avis, il l’est.