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Coronavirus: l’équipe norvégienne déclare forfait à Québec

La crainte du coronavirus force la puissante formation à s’absenter de la Coupe du monde

L'actuel meneur au classement de la Coupe du monde au sprint, Johannes Hosflot Klaebo et tout le reste de l'équipe ont mis un terme sur le reste de la saison.
Photo d'archives AFP L'actuel meneur au classement de la Coupe du monde au sprint, Johannes Hosflot Klaebo et tout le reste de l'équipe ont mis un terme sur le reste de la saison.

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Coup dur pour la Coupe du monde de ski de fond à Québec. Les fondeurs norvégiens, qui représentent la royauté dans leur sport, doivent faire l’impasse sur l’événement, prévu sur les Plaines samedi et dimanche, en raison des craintes liées au coronavirus.

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La nouvelle, qui a d’abord été ébruitée par le site spécialisé ski-nordique.net, porte ombrage au lancement des activités, qui comprendra les épreuves de sprint classique, samedi, et de sprint style libre, dimanche.

Pendant que les fondeurs norvégiens ont été contraints de rester à la maison, plusieurs athlètes étaient déjà à l’entraînement, mercredi, sur les plaines d’Abraham, notamment les représentants du Canada.
Photo Stevens Leblanc
Pendant que les fondeurs norvégiens ont été contraints de rester à la maison, plusieurs athlètes étaient déjà à l’entraînement, mercredi, sur les plaines d’Abraham, notamment les représentants du Canada.

L’actuel meneur au classement de la Coupe du monde en sprint, Johannes Høsflot Klæbo, met donc une croix sur le reste de la saison, comme le reste de son équipe. 

Quant au classement général, Klæbo, qui loge au deuxième échelon, abandonne ainsi tout espoir de déloger le Russe Alexander Bolshunov au sommet, puisque ce dernier est déjà à l’entraînement à Québec. 

Les Norvégiens occupent aussi les positions 3, 4, 5, 7 et 9 au sein du top 10 mondial. 

Du côté des dames, la domination norvégienne est tout aussi frappante au classement général, avec la meneuse Therese Johaug et sa consœur Heidi Weng au deuxième rang. 

« C’est sûr que c’est malheureux parce que la Norvège, c’est l’équipe championne ou à peu près, mais on comprend et on respecte la décision. On devine que c’est motivé par des conditions très particulières. On a quand même 110 autres athlètes représentant 13 pays qui vont donner un gros spectacle », a expliqué la productrice déléguée chez Gestev, Marianne Pelchat.

La productrice déléguée de la Coupe du monde de ski de fond de Québec, Marianne Pelchat, assure qu’il n’a jamais été question d’annuler l’événement malgré les craintes grandissantes quant à la potentielle propagation du coronavirus.
Photo Stevens Leblanc
La productrice déléguée de la Coupe du monde de ski de fond de Québec, Marianne Pelchat, assure qu’il n’a jamais été question d’annuler l’événement malgré les craintes grandissantes quant à la potentielle propagation du coronavirus.

Mesures particulières

Le désistement des Norvégiens fait suite à celui annoncé la veille de quatre membres sur cinq de l’équipe italienne. Chose certaine, Gestev assure que les athlètes présents n’ont rien à craindre.

« Nous sommes en contrôle avec des mesures préventives qui ont été implantées pour être prudents », a assuré Marianne Pelchat, dont l’organisation est en contact fréquent avec la Direction de santé publique, la Fédération internationale de ski (FIS) et Nordiq Canada.

L'actuel meneur au classement de la Coupe du monde au sprint, Johannes Hosflot Klaebo et tout le reste de l'équipe ont mis un terme sur le reste de la saison.
Photo Stevens Leblanc

Les athlètes seront notamment protégés dans un « corridor privé » qui leur garantira une distance d’au moins 1,5 mètre du public dans leurs déplacements après les épreuves.

L'actuel meneur au classement de la Coupe du monde au sprint, Johannes Hosflot Klaebo et tout le reste de l'équipe ont mis un terme sur le reste de la saison.
Photo Stevens Leblanc

Athlètes compréhensifs

Plutôt que de pointer du doigt les Norvégiens, les athlètes d’ici ont plutôt dit respecter leur décision.

« C’est décevant pour tout le monde. Ce qui se passe en ce moment, ça fait peur à bien des gens. Ce qu’il faut comprendre, c’est que quand on course, notre système immunitaire est un peu plus faible. On fait des 30 et des 50 km à l’extérieur, ça devient facile, pour nous, de tomber malades. Je peux comprendre que les Norvégiens ne veulent pas prendre de risques. 

« C’est sûr, par contre, qu’il n’y a pas beaucoup d’inquiétudes à avoir. On les prend, les précautions, et on fait ce qu’on a à faire », estime Antoine Cyr, qui vient de faire une 18e place au 30 km style libre des Championnats du monde des moins de 23 ans, en Allemagne.

« Il y a beaucoup de grandes nations ici. On va quand même avoir une compétition de grande envergure », a pour sa part assuré Cendrine Browne, qui a récemment atteint un sommet personnel avec une 25e place en Coupe du monde, en Norvège.