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Des pétitions conservatrices contre la loi 21

Des pétitions conservatrices contre la loi 21
Photo d'archives, EDMONTON SUN

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Des députés conservateurs de l'Ouest ont déposé, à la fin janvier, des pétitions condamnant la loi 21 sur la laïcité, contredisant ainsi la position affichée par le lieutenant du parti au Québec, Alain Rayes. 

Le 27 janvier, le député conservateur Garnett Genuis a déposé au Parlement une pétition stipulant que «notre fédération est bâtie sur une communauté diversifiée, où de nombreux Canadiens portent des symboles religieux, notamment des turbans, des hijabs, la Kippa, la croix et bien d'autres». 

La pétition déposée par le député, qui représente Sherwood Park–Fort Saskatchewan, en Alberta, rappelle aussi que le fédéral «a la responsabilité de défendre la mosaïque multiculturelle canadienne». Les signataires demandaient donc à la Chambre des Communes de dénoncer la loi 21.

Le député de Calgary Forest Lawn, Jasraj Singh Hallan, a déposé la même pétition le 31 janvier. Celui-ci avait affirmé, aux Communes, que la loi 21 «va à l'encontre des droits fondamentaux canadiens». 

Les deux pétitions totalisaient 116 signatures. 

Or, cette opposition à la loi 21 en provenance de conservateurs de l'Ouest entre en contradiction avec la position du lieutenant du parti au Québec, Alain Rayes. Ce dernier avait fait valoir, l'an dernier, en réagissant aux propos du maire d'Hampstead, William Steinberg, qui avait parlé de «nettoyage ethnique», que le gouvernement du Québec avait été élu légitimement sur sa promesse de légiférer sur le port de signes religieux. 

M. Rayes avait aussi affirmé qu'il croyait, personnellement, que le gouvernement Legault parviendrait à trouver un compromis acceptable pour tous avec sa loi. 

Son chef, Andrew Scheer, avait de son côté dénoncé la loi 21. 

Le ministre de la Justice, David Lametti, a répondu aux deux pétitions mercredi. «La position du gouvernement du Canada est claire et bien connue. Des Québécois sont présentement devant les tribunaux pour défendre leurs droits. Le processus juridique fonctionne comme il se doit, et nous suivons le dossier de près», a-t-il indiqué dans une déclaration écrite publiée sur le site internet des Communes.