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Épicerie: voici tout ce qui a changé depuis 50 ans

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  Nul besoin de fréquenter les épiceries québécoises depuis un demi-siècle pour savoir que leurs étalages ont subi plusieurs transformations au fil des années.   

En effet, selon un sondage réalisé par la firme Léger en collaboration avec Provigo , qui célèbre cette année ses 50 ans, les habitudes alimentaires des Québécois et des Québécoises ne sont plus ce qu’elles étaient. Fruits exotiques, légumes biologiques, grains anciens... Nombreux sont les aliments qui ont intégré les réfrigérateurs et les garde-manger de la province à travers les générations.        

Portrait d’une industrie qui se transforme tranquillement, une bouchée à la fois.           

  

Les fameuses contraintes alimentaires  

Préparer le festin du réveillon n’est plus aussi simple qu’auparavant. Alors que chaque membre de la génération de nos aïeux s’attablait devant les mêmes victuailles, les rassemblements en famille semblent avoir changé considérablement. Aujourd’hui, le quart des foyers québécois comportent un membre ayant des contraintes alimentaires comme des allergies ou des intolérances (lactose, fruits de mer, noix...) ou un régime particulier.           


Serait-ce parce que la population se soucie davantage de sa santé? Les Québécois affirment manger moins de viande (43%) et plus de légumes et de fr uits (59%) qu’il y a 5 ans. Et c’est tant mieux: la récente refonte du Guide alimentaire canadien, qui suggère de réviser à la hausse notre consommation de protéines végétales, mais également de légumes, de fruits et de grains entiers, abonde en ce sens. En épicerie, les produits à base de plantes comme les substituts de viande, le tofu, les boissons végétales et les fauxmages se déploient sur les tablettes à la vitesse de l’éclair — et la clientèle en redemande!        

Selon Steve Lamontagne, directeur de groupe chez Provigo, le changement est là pour rester: «Nous avons remarqué une diminution de la consommation de viande en magasins, au profit des fruits et légumes. Certains magasins ont même des ratios de fruits/légumes qui ont dépassé les ratios de viande. C’est une réalité qui aurait été complètement impensable avant», confie-t-il.             

  

Des nouveautés sur les étalages  

En épicerie, les produits à base de plantes comme les substituts de viande, le tofu, les boissons végétales et les fauxmages se déploient sur les tablettes à la vitesse de l’éclair — et la clientèle en redemande!Comme 90% des clients affirme que de trouver des produits variés en épicerie est de plus en plus simple, ceci explique probablement cela.

Au fil de saisons, les épiceries proposent une panoplie de trésors issus des sols québécois: bleuets au mois d’août, pommes en septembre, rhubarbe en mai... Que ce soit pour réduire son empreinte écologique, pour encourager l’économie d’ici ou par simple question de goût, l’achat local a la cote. Alors que jadis la provenance des aliments n’était pas un enjeu au sein du panier d’épicerie, aujourd’hui, les acheteurs se questionnent. La moitié des personnes sondées affirme que, bien qu’ils affichent parfois un tarif plus élevé, les aliments du Québec ont l’avantage d’être plus frais. La signification d’achat local semble toutefois diviser la population, qui tergiverse entre la province et la région (ou même le pays!) comme zone de cueillette délimitée qui apposera le sceau local à son aliment de choix.           

Afin d’aider les consommateurs à faire un choix éclairé, Provigo a instauré l’utilisation de nouvelles étiquettes affichant «Québec» ou «Locaux». Cette dernière mention peut être apposée sur un produit lorsqu’il provient d’un rayon de 150 km ou moins du magasin.        

Enfin, l’épineuse question du prix reste prioritaire pour ceux et celles qui fréquentent les épiceries: c’est encore ce critère qui détermine le choix d’un magasin et celui d’un produit pour la plupart des Québécois et des Québécoises — et ce, plus que le goût ou l’aspect nutritif de l’aliment.              

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Vers une société plus égalitaire  

Il y a 50 ans, c’est presque toujours la mère de maison (71%) qui prenait en charge l’épicerie et la préparation des repas. À l’aube de 2020, presque tous les répondants du sondage (93%) ont affirmé prendre part à la tâche. Cela dit, les femmes et les gens de 54 ans et moins sont parmi les plus nombreux à considérer la préparation des repas comme une corvée.        

Cette lassitude face à cette tâche ménagère explique probablement la popularité grandissante de la section du prêt-à-manger. «Chez Provigo, le rayon du prêt-à-manger est la section qui connaît la plus forte croissance depuis les deux dernières années et on s’efforce de toujours bonifier notre offre afin de répondre aux besoins des consommateurs», monsieur Lamontagne.       

Et bien que 43% des personnes sondées concoctent des plats traditionnels québécois chaque mois, le même nombre cuisine également des plats d’ailleurs dans le monde à pareille fréquence. Comme quoi entre le pâté chinois et le baba gannouj, il n’y a qu’un pas!

La société québécoise évolue constamment, et les épiceries Provigo sont à l'avant-garde.