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Impact: au-delà des statistiques

Les chiffres du match de mardi contre le CD Olimpia ne révèlent pas tout

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel Anthony Jackson-Hamel réagit après avoir provoqué un penalty, finalement renversé quelques instants plus tard par l’arbitre, mardi soir au Stade olympique.

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Il y a des matchs où les statistiques ne racontent pas tout à fait l’histoire de la rencontre. La défaite de 2 à 1 de l’Impact face au CD Olimpia, mardi soir, fait partie de cette catégorie.

Sur le plan des statistiques, le Bleu-blanc-noir a complètement dominé cette rencontre aller des quarts de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF. Voyons voir.

Possession de 74,3 %, 20 tirs contre 5, 621 passes contre seulement 218, 36 centres contre 8, 7 coups de pied de coin contre 2, 69 duels gagnés contre 44. Bref, une domination totale. Pourtant, ces statistiques éloquentes ne disent pas tout. L’Impact a été incapable de faire quoi que ce soit qui vaille en première demie, se limitant à une tonne de passes en milieu de terrain sans trop jouer vers l’avant.

Thierry Henry l’a dit après le match, son équipe ne tirait pas en première demie. Seulement trois tentatives. Aucune cadrée.

Et la troupe de Henry s’est creusé un trou bien profond en accordant deux buts sur deux « erreurs d’école », dixit Thierry Henry. Luis Binks qui laisse trop d’espace à Jerry Bengtson et Zachary Brault-Guillard qui mord trop facilement à la feinte de Jorge Benguché. Tout ça parce qu’on n’a pas su se prémunir contre les longs ballons, menace que l’on connaissait.

Revirement

Comme il est capable de le faire, Thierry Henry s’est ajusté à la mi-temps et a amorcé la seconde période en déviant de son schéma privilégié.

Il a retiré un arrière, Brault-Guillard, pour passer à un schéma 4-3-3, ce qui a rééquilibré le milieu de terrain pour profiter du repli défensif hondurien.

Orji Okwonkwo a pris le relais du jeune arrière et il a immédiatement fait son effet en réveillant l’attaque même s’il n’a pas été directement impliqué dans le but de Saphir Taïder, un superbe missile sur une demi-volée bien à l’extérieur du grand rectangle.

Il faut noter le bon travail de Victor Wanyama qui offre un ballon bien placé à Taïder sur une tête repoussée sur sa gauche.

Auteur d’un match décevant comme partant samedi au Texas, Anthony Jackson-Hamel a eu bien meilleure mine en entrant pour Maxi Urruti peu avant l’heure de jeu. En 32 minutes, il a tenté cinq tirs, un sommet dans le match chez l’Impact. Il a également attiré deux fautes.

Qui plus est, Jackson a décoché chacun de ses tirs à l’orée du petit rectangle, sauf un qui était à mi-chemin entre les deux surfaces. 

Histoire de pénalité

Jackson a été impliqué dans une des séquences cruciales du match quand il pensait avoir provoqué un tir de pénalité à la 83e minute.

L’officiel mexicain, Adonai Escobedo, a clairement indiqué le point de pénalité. Puis la confusion a éclaté.

Même si le ballon semble avoir touché à l’avant-bras de Maylor Nunez, Escobedo a commencé à douter et a discuté avec son premier adjoint, William Arrieta, un Costaricain. Après un conciliabule, ils ont déterminé qu’il n’y avait pas de faute et on a plutôt accordé un coup de pied de coin à l’Impact. 

On a donc conclu que le joueur d’Olimpia avait touché au ballon en dernier, sans pour autant accorder le penalty.

Il est difficile d’avaler que l’arbitre central, qui était à une quinzaine de mètres du jeu, ait laissé son adjoint, qui était à plus de 30 mètres, décider de l’issue sur la question. Il est grandement temps que la CONCACAF impose l’arbitrage par assistance vidéo.

Une montagne

Si l’Impact avait été en mesure d’inscrire le but égalisateur, il aurait été en bien meilleure position pour affronter le match retour, mardi prochain à San Pedro Sula.

Le Bleu-blanc-noir doit maintenant l’emporter par une marque minimale de 2 à 0 pour espérer atteindre la demi-finale de la Ligue des champions.

La commande ne sera pas facile quand on sait qu’Olimpia a respecté sa moyenne annuelle de buts marqués et de buts accordés en l’emportant 2 à 1.

L’équipe hondurienne va également retrouver deux joueurs qui n’avaient pas pu avoir de visa, Jonathan Paz et Mayron Flores, et Yustin Arboleda, qui était suspendu pour accumulation de cartons jaunes.

Déjà que le Bleu-blanc-noir a eu du mal à contenir Jerry Bengtson et Jorge Benguché, Arboleda représentera un autre défi avec ses 14 buts cette saison.

N’empêche qu’avec les ajustements apportés par Henry en seconde demie et des changements qui ont été payants, l’Impact a lancé un message à Olimpia en lui laissant comprendre qu’il était en mesure de prendre le contrôle du match et que les 90 prochaines minutes seront éprouvantes.