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Polyvalence exigée

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PONTE VEDRA BEACH | Il faudrait une boule de cristal magique pour proclamer un champion sur le Stadium Course du TPC Sawgrass avant même le premier coup de départ. 

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Sur un parcours si imprévisible, n’importe lequel des 144 golfeurs composant l’un des plateaux le plus relevés de la discipline peut surprendre. En 2016, Ken Duke avait sorti un lapin de son chapeau en sortant de nulle part lors d’une éclatante troisième ronde de 65 (-7), alors que ses rivaux peinaient sur le parcours. 

L’an dernier, Jon Rahm s’était effondré en affichant un horrible 76 (+4) en ronde finale. 

Quoi qu’il en soit, « Rahmbo » figure parmi les favoris ce week-end. Les Européens occupent de plus en plus le plancher à Sawgrass. Avec du jeu inspiré, Tommy Fleetwood pourrait également savourer un premier titre professionnel en sol américain, tandis que l’Américain Justin Thomas, auteur de deux victoires cette saison, reste une menace constante.

Parcours tendre

À l’instar de l’édition 2019, le Stadium Course est plutôt tendre cette semaine. Les allées sont réceptives, mais la surface des verts gagne en fermeté avec le soleil de plomb qui brille depuis deux jours à Jacksonville. 

Il faut donc s’attendre à ce que les allées se raffermissent, compliquant la tâche des golfeurs, qui devront contrôler leur trajectoire. Les balles frappées avec trop de puissance termineront leur course dans l’herbe haute ou les nombreux obstacles. Bien que, hors des allées, l’herbe soit moins haute, elle est toutefois fournie et épaisse. 

Avec le retour du tournoi dans la case horaire de la mi-mars depuis l’an dernier, le surintendant se fait un malin plaisir d’engraisser et de surencemencer l’herbe. 

Le Stadium Course ne récompense pas systématiquement les longs cogneurs. Il les aide s’ils sont précis. Le concept de l’architecte Pete Dye crée des illusions d’optique partout sur le parcours. Des tertres, on croit les allées plus étroites qu’elles le sont en réalité. Et à l’approche des fanions, les verts semblent soudainement plus petits. Dye force les joueurs à se questionner et à opter pour des stratégies moins fréquentes. L’inconfort dans la sélection des coups est omniprésent, ce qui ne favorise aucun style de golfeur en particulier. Celui qui soulèvera le trophée dimanche sera celui ayant utilisé à bon escient une artillerie complète. 

À preuve, aucun des champions n’a réussi à défendre son titre avec succès depuis 1974.

Tommy Fleetwood

Photo AFP

29 ans | Angleterre

Rang mondial : 10e 

Présence au Championnat des joueurs : 4e

Meilleur résultat et score moyen : 5e en 2019 – 70,17 coups

Taux de verts en coups réguliers : 70,2% (32e)

Moy. des approches de l’herbe haute (150-175 verges) : 25 pieds (2e)

Hideki Matsuyama

Photo AFP

28 ans | Japon

Rang mondial : 21e

Présence au Championnat des joueurs : 7e

Meilleur résultat et score moyen : 7e en 2016 – 70,73 coups 

Moy. d’oiselets par ronde en 2020 : 4,3 (14e)

Moy. sur les normales 4 : 3,9 coups (6e)

Justin Thomas

Photo AFP

26 ans | États-Unis

Rang mondial : 4e

Présence au Championnat des joueurs : 6e

Meilleur résultat et score moyen : 3e en 2016 – 70,74 coups

Taux de verts en coups réguliers : 71,6 % (12e)

Moy. coups sur les normales 5 : 4,43 coups (2e)

Rory McIlroy

Photo AFP

30 ans | Irlande du Nord

Rang mondial : 1er

Présence au Championnat des joueurs : 11e

Meilleur résultat et score moyen : 1er en 2019 – 71 coups

Score moyen en 2020 : 68,43 coups (1er)

Taux de récupération près des verts en sauvant la normale : 70,4% (1er)