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«Bloodshot»: divertissant, mais lobotomisé

«Bloodshot»: divertissant, mais lobotomisé
Photo courtoisie

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Vin Diesel apporte son charme inaltérable (et ses muscles) au film d’action «Bloodshot» dont le scénario aurait gagné à être un peu plus travaillé. 

Ray Garrison (Vin Diesel) est un soldat d’élite dont la mission semble d’être de tuer de méchants terroristes. Mais voilà qu’il est fait prisonnier par Martin Axe (Toby Kebbell) qui torture ses victimes aux rythmes de «Psycho Killer» de Talking Heads, l’un des moments amusants du long métrage . Ce dernier menace de tuer Gina (Talulah Riley), l’épouse de Ray, s’il ne lui donne pas les renseignements demandés. «Bloodshot» ne serait pas ce qu’il est si Ray s’exécutait; Gina est donc occise et Ray jure de se venger. 

Tué par Axe, notre héros se réveille dans un laboratoire de la compagnie RST. Le patron, Emil Harting (Guy Pearce), se présente comme un humanitaire aidant d’autres soldats grâce à des prothèses toutes plus perfectionnées les unes que les autres. Dalton (Sam Heugan) a des jambes en métal, KT (Eiza Gonzalez) respire avec un dispositif à la base de son cou et Tibbs (Alex Hernandez) voit grâce à des caméras. 

Ray, lui, est d’une autre espèce. Son sang a été remplacé par de petits robots, fruits de recherches en nanotechnologie. Il est fort, très fort même, et surtout, indestructible. Mais voilà, on apprend rapidement qu’Emil et ses sbires manipulent allègrement Ray, n’ayant d’autre objectif que de créer le soldat parfait pour le vendre au plus offrant. 

Quand les clichés se pointent...

La première heure de «Bloodshot» (109 minutes) s’avère la plus intéressante. On découvre peu à peu les objectifs de RST, les scènes d’action – notamment celle du combat dans la farine baigné d’une lumière rouge sang est digne de mention – sont enlevantes et Vin Diesel livre, comme à son habitude, la marchandise. 

C’est ensuite que le tout se gâte. On voit rapidement des images qui nous en rappellent d’autres. «La matrice», «Commando», «Rapides et dangereux», «Rambo», «Rocky» ainis que «Terminator» s’imposent alors à l’esprit et l’on réalise bien vite que «Bloodshot» n’apporte rien de nouveau au genre. Science-fiction, oui, mais comme simple prétexte à un amoncellement de clichés (les sexistes finissent d’ailleurs par énerver un tantinet tant ils font penser à un mauvais film des années 1980) qui, au bout d’un court moment, cessent d’amuser. 

En tête d’affiche de «Rapides et dangereux» depuis près de 20 ans et producteur de la saga depuis 2009, Vin Diesel a prouvé qu’il était capable de tirer son épingle du jeu et de conférer à un film d’action une originalité et un mordant qu’on ne retrouve malheureusement pas dans ce «Bloodshot» affreusement générique. 

  • Note: 2,5 sur 5