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F1: le GP d’Australie annulé à cause du coronavirus

Lando Norris
AFP Lando Norris

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Le Grand Prix d’Australie, qui devait se tenir ce weekend sur le circuit de Melbourne, a été annulé en raison de l’épidémie de coronavirus, reportant le début du championnat du monde de Formule 1.

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Après de longues discussions entre écuries, organisateurs, Fédération internationale de l’Automobile (FIA) et autorités locales, l’annulation de la course a été annoncée vendredi matin, juste avant le début des premiers essais libres.

C’est l’annonce du Premier ministre de l’État de Victoria, où se trouve Melbourne, d’interdire au public l’accès du circuit en raison «d’impératifs de santé publique» qui semble avoir emporté la décision.

Auparavant, la majorité, mais pas l’intégralité, des parties prenantes (organisateurs de la course, promoteur de la F1, FIA et responsables des écuries) s’était déclarée favorable à ce que la course n’ait pas lieu lors d’une réunion jeudi soir, a précisé à l’AFP une source proche du dossier. Mais aucune décision officielle n’avait été annoncée après plusieurs heures de discussion.

Ces derniers jours à Melbourne, huit membres du paddock ont été testés pour le coronavirus. Un membre de l’équipe McLaren s’est révélé positif, ce qui a poussé l’écurie britannique à se retirer «pour le bien-être non seulement des employés de McLaren F1 et de ses partenaires, mais aussi pour celui de ses rivaux, des fans et de l’ensemble de ses participants».

Auparavant jeudi, la présence à Melbourne des dix équipes de F1, de leurs vingt pilotes et de centaines d’autres employés avait suscité un certain malaise, dont le sextuple champion du monde et tenant du titre, Lewis Hamilton, s’était fait l’écho.

«L’argent est roi»

«Je suis très, très surpris que nous soyons ici», a déclaré le Britannique lors d’une conférence de presse. «C’est bien qu’il y ait des courses automobiles mais, pour moi, c’est choquant que nous soyons tous ici assis dans cette pièce.»

«Je vois les gens vaquer à leurs occupations comme si tout était normal mais cela ne l’est pas», a estimé le pilote Mercedes, qui va essayer de conquérir cette année un septième titre mondial qui en ferait l’égal de Michael Schumacher.

«L’argent est roi», a-t-il encore asséné, interrogé sur la tenue du Grand Prix dans un pays où plus d’une centaine de cas de coronavirus et trois décès ont été recensés. «Je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas état de mon opinion», a jugé Hamilton.

«Il est normal de se poser la question», a concédé pour sa part le quadruple champion du monde allemand Sebastian Vettel. «Mais je ne suis pas celui qui doit juger», a ajouté le pilote Ferrari, soulignant que lui et ses homologues «s’en remettaient à la décision d’autres personnes en leur faisant confiance».

Il a d’ores et déjà été décidé que la deuxième manche du Championnat du monde, le GP de Bahreïn le 22 mars, aura lieu à huis clos. Le GP de Chine, qui devait se tenir le 19 avril, a été repoussé à une date non précisée et des menaces pèsent sur celui du Vietnam le 5 avril.

Selon des informations non confirmées vendredi, le GP de Bahrein serait lui aussi finalement annulé ou reporté ainsi que celui du Vietnam, repoussant l’ouverture de la saison au plus tôt début mai avec le GP des Pays-Bas.

La F1 n’est pas le seul sport mécanique a être touché par la propagation de l’épidémie. Le championnat MotoGP a aussi vu plusieurs de ses épreuves annulées ou reportées ainsi que le championnat de FE (Formule électrique).