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Mes bottines suivent mes babines

Les chroniqueurs politiques sont souvent qualifiés de gérants d’estrade, or, ce printemps, je passe de la parole aux actes.

Les candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec, Alexandre Cusson et Dominique Anglade
Photo d'archives/Agence QMI, Mario Beauregard Les candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec, Alexandre Cusson et Dominique Anglade

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Les chroniqueurs politiques sont souvent qualifiés de gérants d’estrade. J’assume d’ailleurs pleinement ce rôle en participant à un panel hebdomadaire justement nommé Les Gérantes d’Estrade dans le cadre de l’émission Québec réveille sur les ondes de la radio CKIA FM.

Or, la semaine dernière, j’annonçais sur mes réseaux sociaux que ce printemps, je passe de la parole aux actes et j’ai accepté d’assumer le rôle de vice-présidente du comité organisateur du congrès à la chefferie du Parti libéral du Québec.

Bénévole et neutre

Si j’ai accepté cette mission, 100% bénévole, je tiens à le mentionner, c’est parce que je crois fondamentalement à l’importance des militants dans les organisations politiques. Il serait fort hypocrite de ma part de refuser de participer au renouveau du PLQ alors que ce parti est si cher à mes yeux.

Depuis que je tiens cette chronique, on m’a souvent sollicitée pour occuper des postes politiques, notamment pendant les campagnes provinciale de 2018 et fédérale de 2019. Chaque fois, j’ai refusé de prendre des mandats rémunérés parce que je crois que ceux-ci sont incompatibles avec les chroniques que je produis ici et pour d’autres médias.

Cette fois, le projet est différent. Avec mon ami Luc Fortin, ancien député de Sherbrooke et ancien ministre, nous avons la mission d’offrir un congrès mémorable aux militants du parti à l’occasion de l’élection de notre prochain chef ou de notre prochaine cheffe. Non seulement notre rôle est-il bénévole, mais il exige également la neutralité de notre part, une condition qui m’enchante puisque, de toute façon, mon idée n’est pas encore faite sur l’issue que je souhaite pour cette course.

À cet effet, je crois également qu’il n’appartient pas à un chroniqueur de dire à ses lecteurs pour qui voter. Dans une course au leadership, on ne saurait assez insister sur l’importance du vote des militants. Une chefferie, c’est un moment charnière pour un parti, un tournant contrôlé par les militants. 

La présente course a un caractère encore plus marquant puisque, pour la première fois de son histoire, le Parti libéral du Québec élira sa prochaine cheffe ou son prochain chef au suffrage universel des membres. Pas de délégués de circonscription, un membre, un vote.

Une course plus intéressante qu’il n’y paraît

À ceux qui diront qu’avec seulement deux candidats, notre course est tristounette, je répondrai que rien ne pourrait être plus faux. Imaginez 5 débats au cours desquels le temps de parole ne sera réparti qu’entre deux personnes. Ah! En voilà une belle occasion d’aller plus loin dans les programmes que voudront présenter Alexandre Cusson et Dominique Anglade! 

Il suffit de vous rappeler les débats télévisés de la récente campagne électorale fédérale. Si on met de côté la cacophonie occasionnelle liée au nombre de participants, on ne peut oublier qu’en deux heures de débats, si on exclut les interventions des modérateurs, chaque candidat réussissait rarement à se faire entendre plus de 15 minutes. Cette fois, la donne est différente.

À ceux qui me diront que les dés sont jetés, je réponds aussi qu’en politique, il ne faut présumer de rien. Si Dominique Anglade a lancé sa campagne plutôt qu’Alexandre Cusson, on ne peut pour autant la prédire gagnante. Les deux candidats peuvent compter sur des équipes d’organisateurs expérimentés et sur des réseaux de contacts impressionnants. Qui plus est, ils doivent maintenant concrétiser leurs appuis dans l’urne. Un vote, ça ne compte pas tant qu’il n’est pas dans la boîte, comme on dit.

Vraiment, je suis enchantée de pouvoir participer à ce moment historique pour notre parti. Le comité organisateur, qui compte aussi sur la participation des députés Isabelle Melançon et Enrico Ciccone, s’active joyeusement pour offrir aux militants un congrès moderne, stimulant, et enlevant.

J’espère que vous suivrez cette course avec autant d’attention que moi et je vous invite à participer en grand nombre à la conversation avec moi, sur mes différents réseaux sociaux.

En terminant, par souci de transparence pour vous, fidèles lecteurs, j’ajouterai la note suivant en bas de mes textes jusqu’à la fin de la course à la chefferie :

L’auteure est vice-présidente du comité organisateur du congrès à la chefferie du Parti libéral du Québec, un poste entièrement bénévole qui, sans limiter son droit de parole, est assorti d’une obligation de neutralité.