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«Rester chez soi» fait surfer des entreprises

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Netflix et Amazon font partie des 33 titres de sociétés cotées à la Bourse qui pourraient tirer avantage des périodes de quarantaine encouragées par les autorités de santé publique avec la pandémie de coronavirus.

Il n’y a pas que les fabricants de masques et de gel antiseptique qui font des affaires d’or. La firme MKM Partners a publié l’indice « Stay at home » qui comprend des titres de sociétés qui pourraient sortir gagnants de la crise. 

Outre Netflix et Amazon, les sociétés de production de jeux vidéo comme Activision et les sites d’achat en ligne tels que eBay pourraient être plus achalandés puisque les gens devront rester chez eux. 

Martin Lalonde, président et gestionnaire de portefeuille pour Les Investissements Rivemont, estime que les entreprises liées à la santé et aux affaires à distance pourraient aussi bénéficier de cette conjoncture. 

Des valeurs qui explosent

Il cite l’exemple de Teladoc Health (NYSE : TDOX) qui offre la possibilité de consulter un médecin en ligne et d’obtenir une prescription. Depuis janvier dernier, la valeur de l’action est passée de 83,26 $ à 118,80 $, jeudi, sur les marchés. 

« Évidemment, c’est une entreprise qui va très bien présentement à cause de la situation », affirme M. Lalonde, qui voit un lien direct entre la montée de l’action et la propagation de la COVID-19. 

« Quelqu’un qui ne veut pas sortir de chez lui, mais qui veut parler à un médecin, va être possiblement prêt à faire les démarches pour utiliser ce type de service », a-t-il ajouté. 

Signatures électroniques

Au Québec, il existe aussi des équivalents dans le secteur privé, comme Dialogue, qui offre des services de télésanté à l’échelle du pays.

M. Lalonde a également identifié la société Docusign (NASDAQ : DOCU), qui œuvre dans le domaine des signatures électroniques et de la gestion des transactions numériques à distance.

« Dans les circonstances, on pense que c’est quelque chose qui va être de plus en plus utilisé pour conclure des accords sans avoir besoin d’être face à face », a dit M. Lalonde.

Les sociétés qui œuvrent dans le secteur du divertissement devraient s’en tirer mieux que la moyenne, dit-il, mais il faudra voir l’impact réel dans les bilans de fin d’année.

« Leur performance est quand même liée à l’économie en général et aux revenus des consommateurs, et nous, on pense que dans les prochains mois, l’économie n’ira pas très bien avec tout ce qui se passe », analyse M. Lalonde.

« Cela va avoir des impacts pour les entreprises et les ménages parce que les gens ont des obligations de paiement. Avec le surendettement, l’effet pourrait être important. On n’est pas tellement positif », a-t-il conclu. 

Selon lui, l’année 2020 sera une année à oublier pour les marchés boursiers.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.