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C’est la folie furieuse dans les épiceries

Les gens se sont précipités pour faire des provisions

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Les épiceries et commerces de la province ont été pris d’assaut jeudi par des consommateurs voulant faire le plein de provisions de nourriture, d’eau et de papier de toilette par crainte d’une pénurie.  

Sur les réseaux sociaux, plusieurs clients déploraient de devoir affronter d’interminables files avant de payer. Certains n’ont pas pris de risques et ont même fait leurs emplettes équipés de gants et de masques respiratoires, a pu constater Le Journal au Costco de Griffintown, à Montréal.      

En une heure, les clients se sont précipités sur les étalages de bouteilles d’eau, qui descendaient à vue d’œil. On déplorait aussi une pénurie de papier de toilette.     

ÉCOUTEZ l'entrevue de Jean-François Belleau, Conseil canadien du commerce de détail, sur QUB radio: 

 

« Je préfère faire des provisions. On ne sait pas si les magasins vont “shutdown” bientôt, a expliqué Jade Zrek, avec trois caisses de 24 bouteilles d’eau dans son panier. Mes parents sont au Liban et c’est ça qui arrive présentement. On voit la folie sur les réseaux sociaux aussi et ça pousse à faire des achats. »     

Les gens se sont précipités sur les étalages de caisses d’eau et de pain au Costco de la ville de Boisbriand.
Photo courtoisie
Les gens se sont précipités sur les étalages de caisses d’eau et de pain au Costco de la ville de Boisbriand.

Une mère de famille est allée faire le plein de vivres si jamais les commerces allaient éventuellement fermer pour une durée indéterminée.      

« Je veux être proactive et préparée si jamais quelque chose survient. On n’est jamais trop prudents », fait valoir Victoria Fernandez, qui travaille dans le milieu de la santé.      

Même phénomène à Québec, alors que les places de stationnement étaient difficiles à trouver au Costco de Lebourgneuf en après-midi. À l’intérieur, c’étaient les paniers qui se suivaient à la queue jusqu’à la section des papiers hygiéniques, pour finalement tomber sur des étagères vides.      

 « On n’est pas des paniqueux, mais je lui ai dit : ‘‘regarde, on va aller s’acheter du papier de toilette’’ », a raconté André Gignac, qui argumentait avec sa conjointe parce qu’ils en avaient à la maison.      

Appel au calme  

Les détaillants ont appelé la population à ne pas faire de provisions pour plus de deux semaines.     

 « La période de quarantaine maximale pour les individus serait de 14 jours. Il est inutile de faire des provisions pour au-delà de cette période », a fait valoir Jean-François Belleau, du Conseil canadien du commerce de détail.     

« Les magasins ne sont pas à la veille de fermer. Et pour l’instant, les lignes d’approvisionnement sont robustes », insiste M. Belleau.