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Faire un stage à l’international: trois étudiants racontent leur expérience

Faire un stage à l’international: trois étudiants racontent leur expérience
Crédit photo : JESHOOTS.COM sur Unsplash

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À l’ère où les affaires franchissent les frontières, le talent et la formation d'un finissant ne suffisent pas toujours pour se démarquer. C’est pourquoi il existe de plus en plus d'organisations permettant de développer son «intelligence culturelle» à l'étranger.  


L'AIESEC, une organisation à but non lucratif qui se trouve sur les campus universitaires de Concordia, de HEC, de Laval, de McGill, de Sherbrooke et de l’UQAM, offre des stages à l’international aux jeunes de 18 à 30 ans.         

Chapeautée par le programme Expérience internationale Canada (EIC), l’OBNL facilite la planification du travail à l’étranger, l’hébergement et le transport pour les jeunes Canadiens qui s'expatrient et les étrangers qui viennent au Québec.         

  

L’intelligence culturelle, c’est quoi?  

Grosso modo, quelqu’un qui aiguise son intelligence culturelle pourra déceler plus rapidement les ambiguïtés dans divers contextes culturels. Selon la Harvard Business School, lorsqu'on fait des affaires à l’étranger et qu’une transaction échoue, un faux pas culturel en est la cause dans 80% des cas.         

Ceux qui se lancent en affaires, en politique étrangère ou en commerce international, pour ne nommer que ceux-là, ont donc intérêt à enrichir leur intelligence culturelle.         


Développer son leadership    

Sur son site, l'AIESEC propose, entre autres, le programme Global Talent. Grâce à celui-ci, un jeune salarié peut travailler à l'étranger pour des entreprises en démarrage, des PME et des écoles pendant 3 à 12 mois. Les secteurs d’activités varient de l’administration à l’informatique, en passant par le marketing.
  

Trois étudiants nous racontent ce qu'ils ont retenu de leur expérience à l'international.   

  

Remy, 22 ans, étudiant montréalais originaire de Vancouver en stage à Paris  

Il est stagiaire en ressources humaines à Paris. Son stage, qui se termine bientôt, était d’une durée de 6 mois.         

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Courtoisie

Pourquoi ce stage?  

J’ai été introduit à l'AIESEC lors d’un événement de McGill à Vancouver. Je me suis impliqué dans l'association où j’ai sauté sur les opportunités qu’on m’offrait. Je voulais améliorer mon français. À chaque fois qu’un collègue me parlait en anglais, je leur disais que je n’ai pas fait tout ce voyage pour ne pas parler en français.         

Qu’est-ce que t’as appris concrètement durant ton stage?  

On ne t’enseigne pas les relations interpersonnelles en milieu professionnel sur les bancs d’école. Ce que t’apprends à l’école n’est pas étroitement lié à la réalité du marché de travail.          

Comment trouves-tu le salaire de stagiaire?  

Je suis payé 1250 euros par mois. Je trouve ça raisonnable. Ça a été difficile au début, car je devais m’adapter et m’organiser en raison de mon budget. C’est l’enfer de trouver un logement ici, même pour un Parisien.          

Je ne sais pas pour qui je me prenais pour avoir logé temporairement au centre de Paris, à côté de Notre-Dame. Tout mon salaire allait dans le loyer. Le transport en commun est très accessible, alors cette décision n’était pas logique.         

Qu’est-ce qu’ils font de différent là-bas?  

Leur pause pour prendre un café s’étire pendant une heure! Pour livrer les mandats, il faut vraiment que tu crées et entretiennes tes relations dans tous les départements de l’entreprise.         

Quelle est la première chose qui t’a sorti de ta zone de confort?   

Accepter le fait que j'étais nul en français.         

Quel a été ton plus grand défi?  

Durant le premier mois, je me sentais comme un assistant. Je me demandais pourquoi il m’avait embauché.          

Mon plus grand défi était de naviguer dans l’environnement pour avoir plus de responsabilités et de projets intéressants. J’ai réussi à créer un lien de confiance avec mon gestionnaire pour qu’il puisse me mettre sur des projets importants.         

Un conseil que t’aimerais partager à ceux qui voudraient se lancer?  

Sois critique en tout temps.
  

Déborah, 26 ans, finissante de Rio de Janeiro au Brésil ayant fait son stage au Québec  

En juillet 2017, Déborah a fait son stage rémunéré en création de contenu pour une durée de 72 semaines chez une entreprise spécialisée en immigration. L'organisation a renouvelé le contrat de la jeune Brésilienne et elle y travaille toujours aujourd’hui.         

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Courtoisie

Pourquoi avoir choisi ce stage?   

De toutes les opportunités sur lesquelles j’ai appliqué, celle-ci était la plus intéressante en raison de la description du travail. J’avais déjà un background et de l’expérience en journalisme, alors je repérais vite ce que je voulais.         

Qu’est-ce que t’as appris concrètement?   

Après avoir été sélectionnée et avoir entamé les démarches pour un permis de travail, mon employeur m’a formée pour le marketing numérique avant même d’arriver ici. J’avais déjà de l’expérience en journalisme à Rio, ce qui m'a aidé.          

Ici, j’ai beaucoup appris sur la gestion de la relation client.         

Comment trouves-tu le salaire?   

Je trouvais le salaire très bas initialement. Il faut avoir beaucoup de discipline dans ses dépenses.         

As-tu préparé un budget avant ton départ?   

Pas le choix! J’ai dû faire un budget selon mes dépenses de base, qui incluent l’épicerie, le loyer, le visa et les assurances avant d’avoir accès à la RAMQ. Mes parents m’ont épaulée pour les meubles.         

Quel a été ton plus grand défi?   

Partir et vivre seule. Être certaine de pouvoir subvenir à mes besoins. J’avais booké un AirBnb pour 4 jours. En 3 jours, il fallait que je trouve un appartement.         

Comment trouves-tu Montréal?   

La ville est animée et jeune. J’ai réussi à me créer un réseau de contacts incroyables. J’ai des amis du travail, de l’AIESEC et de mes cours de français.          

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Courtoisie

C’est difficile de s’ennuyer à Montréal. J’apprécie beaucoup les festivals l’été.         

Un conseil que t’aimerais partager à ceux qui voudraient se lancer?  

Fais tes recherches tout en gardant l’esprit ouvert.         

  

Alex, 22 ans, de Montréal et anciennement stagiaire en Argentine  

Il était stagiaire non rémunéré à Buenos Aires, en Argentine, à l’été 2017. Son stage a duré 8 semaines dans une entreprise en démarrage de 15 employés.         

Pourquoi ce stage?  

J’ai toujours voulu voyager en Argentine pour sa culture. Je voulais aussi améliorer mon espagnol. Dans le fond, j’ai choisi un stage qui n’était pas du tout en lien avec mes études en économie et politique, juste pour faire changement.         

Qu’as-tu fait concrètement?  

J’ai touché à la vente, au marketing web et aux tâches administratives. Mon passage en marketing dans l'AIESEC m’a aidé à comprendre le domaine. Concrètement, j’ai fait de la prospection de clients et de partenaires potentiels pour le marché nord-américain.         

T’en sortais-tu sans salaire?  

Oui, l’auberge de jeunesse était couverte et le coût de la vie était moins dispendieux que je croyais.          

J’avais préparé un budget avant de partir. J’estimais mes dépenses en épicerie et transport. De tous les pays que j’ai visités, l’Argentine offre un très bon rapport qualité-prix. Tellement que j’ai pris beaucoup en poids!         

As-tu vécu un choc culturel?  

J’étais étonné que plusieurs Argentins boivent leur maté en partageant la même paille. Aussi, vu que l’ambiance est très conviviale au travail, je n’étais pas habitué de voir les hommes se donner des bises.         

Un défi t'as particulièrement marqué?  

Je me tapais 90 minutes de trajet en bus aller-retour, 5 jours par semaine.         

Un conseil que t’aimerais partager:          

Dans mon cas, j’ai priorisé le pays et non le projet. Je ne regrette pas.         

  

Comme eux, tu peux vivre de nouvelles expériences tout en garnissant ton CV. Consulte le site de l’AIESEC pour plus d'informations.

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