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Travail de transparence

Kevin Gilmore a choisi de rencontrer les médias pour faire le point

Impact de Montréal
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin

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Contrairement à d’autres dirigeants d’équipes professionnelles, le président de l’Impact, Kevin Gilmore, a rencontré les médias, vendredi matin, pour discuter de la suspension des activités dans son circuit. 

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Gilmore a d’abord mentionné que la MLS avait été efficace dans la gestion de la crise en prenant les devants quand la situation a commencé à se détériorer ailleurs dans le monde. 

« La MLS est très transparente dans ce qu’elle fait, je ne suis pas le premier dirigeant d’équipe à se retrouver devant les médias. 

« La ligue a fait preuve de diligence. On a commencé à se parler, il y a deux ou trois semaines, pour gérer la situation. On a des appels, tous les jours, avec la ligue afin de partager [des informations]. 

« On va savoir, dans trois semaines ou un mois, si on a pris les bonnes décisions. » 

À la maison 

L’équipe a indiqué qu’elle entendait poursuivre ses entraînements à huis clos, mais on a tout de même demandé aux joueurs de rester à la maison au moins jusqu’à dimanche. Les joueurs seront également payés comme à l’habitude. 

« L’entraînement a été suspendu jusqu’à lundi par la ligue, a précisé le président. Tous les clubs sont concernés.  

« Les joueurs peuvent venir s’entraîner s’ils le veulent, les joueurs qui ont des traitements médicaux vont se présenter au centre et on a demandé aux joueurs de rester en ville. » 

C’est la ligue, de concert avec l’Association des joueurs, qui va déterminer quelles seront les conditions de travail pendant la pause imposée. 

« La ligue est en discussion avec l’Association des joueurs pour voir comment nous allons gérer l’entraînement pendant les 30 prochains jours afin d’être prêts à reprendre le jeu. » 

On ne sait pas si des joueurs ont manifesté des craintes à l’idée de voyager avant que l’arrêt ne soit déclaré par la ligue, mais Gilmore indique que rien ne s’est rendu jusqu’à lui. 

Dans l’état actuel des choses, les joueurs vont continuer à toucher leur salaire comme à l’habitude.  

Plan de contingence 

Par ailleurs, il y a déjà un plan de contingence en place, si jamais des joueurs ou des membres de leur famille devaient être frappés par la COVID-19. 

« On a une équipe à l’interne, dont le docteur de l’équipe et un autre médecin qui est spécialisé dans les maladies infectieuses, et ils travaillent avec la ligue. 

« Il y a un protocole établi et tout est en place pour intervenir si un membre de leur famille devait être infecté.» 

Mais il n’y a pas de procédures particulières pour faire des détections. 

« Le protocole est le même pour les joueurs que pour la population en général. Ça s’applique aux gens qui ont des symptômes apparentés à ceux de la grippe.» 

Le club a également indiqué que les employés du Stade Saputo et du Centre Nutrilait sont invités à travailler de la maison jusqu’au 31 mars. 

« C’est une période difficile pour tout le monde, il y a de l’inquiétude, notamment par rapport à ce qu’il va arriver avec leur emploi. Les décisions que nous allons prendre seront dans leur meilleur intérêt. » 

Impact économique 

Si la suspension des activités ne dure que 30 jours, comme c’est actuellement prévu, l’Impact ne devrait pas subir un contrecoup économique trop important puisque les trois matchs qui sont reportés, au cours de cette période, devaient tous être disputés à l’étranger. 

Il y aura un impact économique et tout le monde, dans tous les domaines, va en subir les conséquences. Personne ne remet en question la capacité de la famille Saputo à injecter de l’argent dans l’équipe. 

« Si on perd des matchs à domicile, nous allons perdre des revenus comme tout le monde dans le sport professionnel. 

« C’est une réalité que, du point de vue économique, ça va affecter tout le monde. Je ne vais pas spéculer d’une quelque façon. Le sport est une source de divertissement, d’évasion et une façon de se regrouper », a-t-il avancé en tentant d’être optimiste. D’un point de vue plus réaliste, il est évident que la situation dépasse le cadre du sport. 

« J’aime penser que nous allons en sortir plus forts en tant que ligue et que club. Ce qui s’est passé, dans les derniers jours, a éveillé la conscience des gens. Si le sport professionnel cesse ses opérations, c’est parce que c’est sérieux. »