/sports/football/alouettes
Navigation

Un recrutement différent pour les Alouettes

La LCF a annulé son camp d’évaluation dans les derniers jours

La Senza
Photo Chantal Poirier L’annulation du camp d’évaluation cause des maux de tête au directeur général des Alouettes Danny Maciocia.

Coup d'oeil sur cet article

Pendant que tous les circuits majeurs de sport ont été forcés de suspendre leurs activités en raison des risques liés au coronavirus, la Ligue canadienne de football (LCF) a dû annuler son camp d’évaluation qui devait avoir lieu du 26 au 28 mars à Toronto. Les formations de la LCF, dont les Alouettes, devront être ingénieuses pour se préparer à leurs deux repêchages qui seront présentés en avril. 

On assistera à une première en 2020 alors que les équipes participeront à deux encans de sélection. Le premier aura lieu le 16 avril et les formations pourront repêcher des joueurs de l’extérieur de l’Amérique du Nord. Le deuxième est planifié pour le 30 avril avec les joueurs canadiens.  

Même si le Québec est sur le qui-vive en raison des risques de propagation du coronavirus, le directeur général des Alouettes Danny Maciocia continue de travailler sur ces deux dossiers dans ses bureaux du Stade olympique.  

« Le fait de ne pas avoir de camp d’évaluation va changer notre façon de travailler, a souligné Maciocia lorsqu’interrogé par Le Journal de Montréal. On va seulement avoir des bandes vidéo des espoirs et des contacts avec leurs entraîneurs pour terminer nos évaluations. » 

Ce n’est pas l’idéal selon lui.  

« Lors du camp d’évaluation, tu peux voir des choses que tu ne peux pas voir sur les films. Par exemple, tu peux regarder comment les joueurs réagissent dans un moment stressant.  

« Tu peux aussi observer le langage non verbal des joueurs lors des entrevues. Tu peux avoir une idée plus juste de l’individu que tu as en face de toi. C’est sûr que c’est une petite charge de travail qui s’ajoute à celle qu’on avait déjà. » 

Un léger avantage 

Malgré la situation actuelle, Maciocia et son directeur du recrutement national Byron Archambault ont déjà une idée claire du potentiel canadien.  

« L’an dernier, je dirigeais au niveau universitaire. Je connais bien tous les espoirs au Québec et c’est la même chose pour Byron, a indiqué Maciocia. Je crois que ça nous procure un léger avantage sur les autres formations de la LCF. 

« Si j’ai une question particulière, je peux communiquer avec les entraîneurs que je connais très bien. » 

Un dossier à la fois 

Selon Maciocia, il est trop tôt pour penser au possible report du début du camp d’entraînement qui est prévu pour le 15 mai.  

« Je n’ai aucune idée de ce qui va se passer. On va attendre les directives de la LCF dans ce dossier et je leur laisse ça entre les mains. On est encore à 60 jours de l’ouverture du camp et plusieurs choses peuvent survenir durant cette période. » 

Ça sera intéressant de voir comment le commissaire Randy Ambrosie va gérer ce dossier.  

Pour le moment, il est assez discret depuis le début de la crise du coronavirus qui a atteint le Canada depuis quelques jours.