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Alerte au Coronavirus: souvenirs du 11 septembre 2001

Louis-José Houde
Photo d'archives, Agence QMI Louis-José Houde

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Le milieu de l’humour a réagi rapidement au décret du gouvernement Legault, hier, qui a demandé l’annulation des spectacles devant plus de 250 personnes. Pour le producteur Benjamin Phaneuf, qui a présentement 11 humoristes en tournée, dont François Bellefeuille et Louis-José Houde, cette situation très inhabituelle lui rappelle celle du 11 septembre 2001.  

« Il n’y avait plus aucun billet de spectacle qui s’était vendu pendant au moins trois semaines après le 11 septembre », se souvient-il. Mais la situation était encore pire à ce moment-là, précise-t-il, car la majorité des spectacles n’avait pas été reportée. Les humoristes avaient alors joué devant plusieurs salles vides...  

Le producteur a-t-il fait appel aux assurances pour les annulations ou reports de spectacles hier ? « Ici, c’est un cas de force majeure, répond Benjamin Phaneuf. La première chose qu’on essaie de faire, c’est de replacer la date. C’est bien rare qu’on annule un show carrément. On n’a pas impliqué les assurances là-dedans. On est assuré dans le cas où il y a quelque chose d’exceptionnel qui se passe et qu’on ne peut pas honorer les spectacles. Mais dans ce cas-ci, vu que ce n’est pas de notre faute ni celle de la salle, on fait juste déplacer la date. »  

Arrêt indéterminé  

Le principal problème dans la situation actuelle, c’est qu’il n’y a pas de durée précise pour l’arrêt des spectacles, remarque Johanne Pouliot, directrice générale de l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour.   

« Il y a des conséquences énormes pour les producteurs et les diffuseurs, dit-elle. Plusieurs salles ont déjà annoncé qu’elles fermaient leurs portes, mais pour combien de temps ? On est sur le qui-vive. »  

Selon Benjamin Phaneuf, les humoristes qui se retrouvent avec un agenda libre pour les prochaines semaines vont en profiter pour jouer dans de petites salles encore accessibles ou écrire de nouvelles blagues.