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C’est la course folle dans les supermarchés

Des policiers ont même dû maintenir l’ordre à certains endroits pour calmer des consommateurs frénétiques

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Photo Agence QMI, Maxime Deland C’était la cohue vendredi dans les allées du Maxi de la rue Sherbrooke Est, à Montréal.

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Les magasins font des affaires d’or depuis le début de la pandémie, alors que les gens s’y ruent en grand nombre pour faire des provisions en cas de pénurie ou de quarantaine, ce qui a donné lieu à des dérapages où la police a dû intervenir.  

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Se trouver une place dans les stationnements des magasins Costco et des supermarchés n’avait rien de facile vendredi sur la Rive-Nord de Montréal.   

Pour plusieurs commerçants, c’était un deuxième Noël en trois mois alors que les centaines de clients s’alignaient en longues files dès l’ouverture des entrepôts, bravant la pluie et le vent.   

C’était même pire que durant la période des Fêtes, disaient certains employés, visiblement pas préparés à une telle cohue.   

Au Costco de Boisbriand, quatre policiers devaient maintenir l’ordre, a constaté Le Journal.   

« C’est le magasin qui nous a appelés, les gens se battaient pour des paniers », a indiqué un patrouilleur entre deux « Madame, le bout de la file est au fond du stationnement là-bas ».   

Désinfection de paniers  

Dans le vestibule, une employée désinfectait tous les paniers avant que les clients n’entrent.   

Si les rayons des vêtements et des appareils électroniques étaient déserts, il était difficile de circuler dans ceux des denrées fraîches – viandes, produits laitiers, fruits et légumes, pains – et des produits d’hygiène.   

Les étalages de papier de toilette étaient complètement vides, et les clients questionnaient avec hâte les employés en quête de ce produit rare.   

Les sacs de farine et de riz ainsi que les produits surgelés étaient aussi très convoités.   

Et ne cherchez pas de gants, de masques ou de liquide désinfectant : vous avez plus de chance de voir des clients en porter que d’en acheter.   

« Je veux juste faire des réserves pour ne pas avoir à me déplacer quand la crise sera plus importante », a expliqué Sara Volko.   

Le Journal n’a pas constaté d’altercation, mais l’impatience était palpable dans les allées où s’entassaient les paniers remplis à ras bord.   

Un peu de civilité  

« Je ne vais pas vous couper, faites-vous en pas, il reste encore un peu de civilisation » a lancé une femme à un aîné qui hésitait à la laisser passer.   

Si certains entrepôts pouvaient mettre jusqu’à deux heures pour faire payer les clients jeudi, la situation semblait s’être améliorée vendredi.   

Les employés travaillaient d’arrache-pied pour regarnir les étals et emballer les achats.   

Il semble que les consommateurs prévoyaient aussi des réserves pour leurs animaux domestiques. Dans un magasin Mondou, des variétés de nourriture et de litière manquaient déjà.   

Si plusieurs ont fait des blagues sur les réseaux sociaux quant à la nécessité de stocker l’alcool, il semble que cela se soit réellement matérialisé.   

« C’est pas achalandé comme ça d’habitude. On dirait que [l’alcool] c’est une denrée essentielle, on n’a même plus de boîtes pour emballer », a affirmé une employée de la SAQ Dépot Blainville.   

– Avec Cédérick Caron  

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