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Les épiciers reprennent leur souffle

La rangée des pâtes alimentaires a été dépouillée de ses produit
Photo Roxane Trudel La rangée des pâtes alimentaires a été dépouillée au Provigo en face du Centre Bell à Montréal.

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Le pire est passé dans les épiceries, qui commencent à regarnir leurs tablettes après la cohue des derniers jours, selon le Conseil canadien du commerce de détail. 

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« On a vendu en quelques heures l’équivalent du volume de ce qu’on vendrait en trois jours », souligne Jean-François Belleau, qui parle au nom des grandes chaînes d’épicerie de la province, comme IGA et Metro. 

L’achalandage a connu son apogée vendredi, dit-il. Si bien que « les épiciers ont eu de la misère à maintenir le rythme pour remplir les tablettes ». 

Même chose pour les entrepôts où les quarts de travail ont été doublés et les camionneurs n’ont fait que des allers retours constants jusqu’aux détaillants. 

M. Belleau explique qu’un épicier s’approvisionne auprès de l’entrepôt géré par sa bannière.  

Samedi matin, les différentes épiceries ont remarqué que l’achalandage monstre des derniers jours commençait tranquillement à diminuer.  

Elles s’efforcent ainsi de remplir leurs étalages avec les nouvelles livraisons. 

Pas de pénurie 

« Visuellement, quand une tablette est vide, ça crée de l’anxiété », reconnaît M. Belleau.  

« Mais dans les faits, il n’y a pas de pénurie », continue-t-il d’assurer.  

Il ajoute que les entrepôts de rouleaux de papier de toilette, sur lesquels les Québécois se sont précipités depuis deux jours, sont pleins. Il faut seulement laisser le temps à ces produits de se rendre chez les détaillants. 

Crise du verglas 

La ruée vers les épiceries qui s’est déclenchée au Québec jeudi dernier a eu une ampleur jamais vue. M. Belleau souligne que certains épiciers ont connu la même chose lors de la crise du verglas de 1998, mais c’était alors beaucoup plus localisé. 

Les épiceries souhaitent désormais que le pire reste derrière elles.