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Moins de pollution en raison de la COVID-19

Le ralentissement économique sauve des vies

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Même s’il s’agit d’une terrible maladie, le coronavirus a aussi sauvé bien des vies parce que les mesures prises pour limiter sa propagation améliorent la qualité de l’air.  

Un chercheur de l’Université Stanford, en Californie, Marshall Burke, estime que l’amélioration de la qualité de l’air en Chine a sauvé la vie de 4000 enfants de moins de 5 ans et de 73 000 personnes âgées.   

«Je calcule que la réduction de la pollution de l’air en Chine a probablement sauvé 20 fois plus de vies que celles qui ont été perdues en raison du virus», écrit-il sur le site web G-Feed, un groupe de travail sur la société et l’environnement.   

La pollution atmosphérique tue 7 millions de personnes chaque année selon l’Organisation mondiale de la santé, dont 14 000 Canadiens, selon Santé Canada, et 2000 Québécois.    

Une diminution de la pollution a été observée en Chine avec le ralentissement économique. La production des usines est réduite, on brûle moins de charbon, la circulation sur les routes a chuté, la population est en isolement et le nombre de vols en avion a aussi diminué.    

Le site internet Carbon Brief estime ainsi que la Chine a diminué ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 25 % en quatre semaines.   

Les impacts économiques de la crise commencent à peine à se faire sentir au Québec, mais on peut s’attendre à des diminutions de GES.    

«Lorsqu’on a un ralentissement économique accentué par des contraintes sur le transport, ça affecte les émissions de GES», explique Jean-Thomas Bernard, spécialiste d’économie environnementale à l’Université d’Ottawa.    

  

  

Encore loin des cibles  

«Il y a un ralentissement lié au coronavirus, y a moins de monde sur les routes, les ventes d’essence vont diminuer, et je ne sais pas jusqu’à quel point encore, mais c’est pas mal certain qu’il y aura une baisse des émissions», poursuit Pierre-Olivier Pineau titulaire de la chaire de gestion du secteur de l’énergie de l’école de gestion HEC Montréal.    

Un ralentissement économique est une baisse du produit intérieur brut d’au moins 1 à 3 %. Si les GES suivent cette courbe, on est encore loin des cibles de réduction de 37,5 % en 2030, nuance-t-il.   

  

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