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5 constats : L’UFC étire l’élastique

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Photo d'archives, AFP Le grand patron de l’UFC, Dana White, fait comme si les problèmes liés au conoravirus n’existaient pas.

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Le sport est en mode pause depuis une semaine. On ne compte plus les compétitions annulées ou les suspensions des saisons de toutes les ligues. Du jamais-vu. Cependant, l’Ultimate Fighting Championship (UFC) a défié les risques samedi en présentant un événement à huis clos au Brésil.   

Les 12 combats de l’UFC Brasilia ont été présentés comme prévu. Coronavirus ou pas. J’étais curieux de voir les duels, car c’était une première dans ce contexte.    

L’UFC avait le minimum d’employés avec les combattants, leurs équipes et les officiels. À la télé, on n’a pas vu les marches vers le ring. C’est normal. Pas d’amateurs, pas d’ambiance et surtout, pas d’adrénaline pour les combattants qui s’avançaient vers l’octogone. On a sûrement voulu éviter un possible malaise aux téléspectateurs.    

Lors des combats, on a eu droit à une perspective unique dans un gala d’arts martiaux mixtes (AMM). On entendait tous les coups entre les combattants, les conseils des entraîneurs et les avertissements de l’arbitre de façon claire. Toutefois, je me suis ennuyé des clameurs et des réactions de la foule lors des séquences névralgiques des affrontements. On s’est rendu compte que c’est un ingrédient important pour la réussite d’un événement.   

Lors de l’annonce des résultats, c’était étrange. On entendait l’écho de l’annonceur dans l’amphithéâtre. C’était spécial, surtout pour les Brésiliens, qui n’ont pas pu se battre devant leurs partisans, parents et amis. Par contre, la qualité du spectacle n’a pas souffert dans l’octogone et il faut lever notre chapeau aux combattants.    

Les raisons du patron  

Pourquoi l’UFC et Dana White ont-ils décidé de continuer leurs activités malgré les risques réels de propagation ?    

D’un côté, il y a les combattants. Après un long camp d’entraînement, ils veulent se battre et surtout être payés. Ils n’ont pas de syndicat qui peut les compenser en cas d’annulation. Pas de combat, pas de paye. Certains d’entre eux ont besoin de chaque dollar.    

Et de l’autre, il y a Dana White. Est-il inconscient ?    

Non. Il y voit une opportunité de faire de bonnes affaires. Pendant que tous les autres sports sont en pause forcée, il peut avoir une visibilité sans précédent pour sa compagnie. Du même coup, il peut engranger de beaux dollars avec la diffusion de ses galas sur sa plate-forme payante UFC Fight Pass.   

Ses athlètes ?   

Même s’il soutient prendre toutes les précautions nécessaires pour les protéger des risques liés au coronavirus, il n’a pas beaucoup de considération pour eux. Il pense en fonction des intérêts de sa compagnie. On a souvent constaté plusieurs autres situations.     

Aux États-Unis, le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 augmente au quotidien. Dana White, lui, fait comme si ça n’existait pas. Il pense plutôt à trouver des endroits pour présenter ses trois prochains galas. Il va aller au bout de ses options. C’est incompréhensible.    

Ce n’est pas une question d’argent. C’est une question de logique et de santé.    

2. Beterbiev-Meng : une décision d’ici mardi  

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Photo d’archives, Ben Pelosse

Le combat de Championnat du monde d’Artur Beterbiev pourrait être présenté aux États-Unis. Une décision sera prise d’ici demain. Un duel à huis clos sur les ondes d’ESPN ? C’est l’option envisagée à l’heure actuelle. Les dirigeants se croisent les doigts pour présenter le combat à Las Vegas, dans les locaux de l’UFC. Est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ? Si des galas ont été annulés au Québec en raison des échanges de fluides, ça devrait être la même chose au pays de l’Oncle Sam.    

3. L’omerta règne au baseball  

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Photo d'archives, AFP

Les camps d’entraînement du baseball majeur sont terminés et le début de la saison régulière sera repoussé. Pour combien de temps ? Les rumeurs font état d’un délai possible de deux mois. C’est du lourd. Ça veut dire qu’on aurait droit à une saison écourtée comme en 1994 avec nos Expos. Ça serait dommage, mais la COVID-19 est plus puissante qu’une balle rapide de Gerrit Cole. Ce qui me surprend, c’est l’omerta imposée aux joueurs depuis quelques jours. Pourquoi les empêcher de parler de leur situation et de leurs inquiétudes à propos de ce qui se passe ? Un peu ridicule.    

4. Ronaldo a le cœur à la bonne place  

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Photo d'archives, AFP

Comme joueur de soccer, Cristiano Ronaldo a toujours été un athlète d’exception. Comme personne, c’est la même chose. Il est en train de prouver une fois de plus qu’il est d’une grande générosité en temps de crise. Mis en quarantaine avec ses coéquipiers de la Juventus, Ronaldo a décidé de transformer sa chaîne d’hôtels au Portugal en hôpitaux de fortune pour aider à la lutte de la COVID-19. Il payera tous les frais reliés à cette opération. Un très beau geste de la part de cette vedette planétaire. Au lieu de demeurer les bras croisés en quarantaine, il passe à l’action. Bravo !   

5. La ECHL a attendu à la dernière minute  

La East Coast Hockey League (ECHL) n’a pas attendu la LNH ou la Ligue américaine. Ce circuit affilié aux deux autres a décidé de fermer boutique pour la saison 2019-2020. Les équipes n’ont pas les reins assez solides sur le plan financier pour suspendre leurs activités pendant quelques semaines. C’est leur triste réalité depuis des décennies. Ils ont besoin des amateurs dans les gradins pour boucler leurs budgets. C’est la première ligue professionnelle de hockey en Amérique du Nord à fermer les livres, mais sûrement pas la dernière.