/news/education
Navigation

COVID-19: faire sa valise ou chercher un appartement à Montréal

Des étudiants qui devaient partir à l’étranger ne savent plus quoi faire

Margot François et Marion Le Nabec
Photo Roxane Trudel Les échanges étudiants de Margot François (à gauche) et de Marion Le Nabec, à l’UQAM, sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Coup d'oeil sur cet article

Des étudiants qui devaient normalement partir en échange à l’étranger au cours de la prochaine année ne savent pas s’ils doivent chercher un appartement à Montréal ou faire leur valise.  

• À lire aussi: Coronavirus: Québec ferme les lieux publics

• À lire aussi: Coronavirus: des étudiants de l'Université Laval forcés de rentrer au pays

« On n’a pas beaucoup d’information, personne ne sait ce qui se passe vraiment. On sait juste que toutes les démarches ont été annulées jusqu’à nouvel ordre [...] Ils n’ont pas précisé pour quelle période de temps », explique Marion Le Nabec, étudiante à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui espérait partir pour quelques sessions à l’étranger.  

Billet déjà acheté, l’étudiante en relations internationales et droit international à l’UQAM devait quitter le Québec pour aller passer une année à Paris dès le début de l’été.  

Sa collègue de classe Margot François prévoyait pour sa part de s’envoler pour l’Uruguay au début de la session d’automne. 

Or, dans le contexte actuel, l’Université a préféré annuler les échanges prévus cet été et suspendre les autres, jusqu’à nouvel ordre.  

« Comme j’avais prévu de partir toute l’année, je n’ai plus d’appartement. J’ai déjà résilié mon bail, donc je suis en train d’évaluer les options », soutient Marion Le Nabec.  

Assez fréquent  

Même s’il n’est pas obligatoire de faire un échange, une simulation ou un stage à l’étranger dans leur programme, les deux amies soutiennent que c’est recommandé. 

« Considérant le fait qu’il a une très grande composante internationale, c’est fortement encouragé. Aussi, les gens sont très motivés à partir à l’étranger », explique Marion. Plusieurs de leurs collègues devaient notamment partir pour l’Australie, l’Angleterre, le Maroc et la Norvège dans les prochains mois. 

« Certains trouvent que c’est assez intense que tout soit annulé, même les échanges prévus dans près d’un an », relate Margot François, qui garde tout de même espoir de pouvoir vivre une session à l’étranger avant la fin de son baccalauréat. 

Étudiants dans la brume 

Si les étudiants sont laissés dans le brouillard pour le moment, d’autres attendent encore des instructions de leur professeur pour poursuivre leur session. « Nous, on a la chance d’avoir accès à un ordinateur pour faire nos travaux, mais plusieurs comptaient sur les infrastructures de l’Université pour faire les leurs. Là, les bibliothèques sont fermées en plus », ajoute Mme Le Nabec.  

En attendant d’être mises à jour, elles s’inscriront à l’UQAM pour une session d’automne à Montréal. 

Jusqu’au 27 mars, tous les établissements scolaires seront fermés, selon les instructions du gouvernement du Québec.