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Les Restos et les bars sur la corde raide à cause de la crise du coronavirus

Ils espèrent une sortie de crise rapide pour assurer leur survie à la suite des mesures annoncées

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L’inquiétude est palpable chez les restaurateurs et tenanciers de bars québécois, qui craignent de tout perdre si la crise sans précédent causée par le coronavirus ne se résorbe pas rapidement.  

• À lire aussi: «Dramatique» pour les bars et les restaurants  

« L’énorme défi sera d’assurer la survie [des établissements] », lance d’emblée François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec (ARQ).     

Dimanche le gouvernement Legault a exigé la fermeture des bars et demandé aux restaurants de réduire de moitié leur capacité d’accueil. Les restaurants de style buffet et les cabanes à sucre doivent fermer leurs portes temporairement.     

  

  

Ces mesures rigoureuses visent à enrayer la transmission de la COVID-19 dans la province.     

Pacini ferme tout  

Dans la même optique, Pacini a pris la décision « difficile » de fermer complètement tous ses restaurants pour 14 jours. La chaîne souhaite ainsi « protéger ses employés et la population », dit la vice-présidente des opérations, Isabelle Gamache.      

Elle ajoute que les franchisés ont de vives inquiétudes économiques. Les employés pourront quant à eux obtenir de l’assurance-emploi.      

« Ça va trop loin », rage Peter Sergakis, propriétaire de nombreux établissements à Montréal.     

  • Écoutez l'entrevue de Peter Sergakis avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:

L’homme d’affaires estime que le gouvernement fait fausse route et tuera l’industrie.     

« C’est un temps de crise pour tout le monde », philosophe Gabriel Gallant, copropriétaire du Monopole, à Montréal. Son commerce, qui a un permis de bar, avait déjà encaissé des pertes estimées à 15 000 $ la semaine dernière à cause de plusieurs annulations. Il s’était donc déjà résigné à fermer l’endroit. Il espère maintenant une aide financière.     

  

  

Déjà moins de 50 %  

« On roule déjà à moins de 50 % [...] et on ne sait pas encore si c’est viable », souffle Sindie Goineau, sommelière et copropriétaire du resto Chez Victoire sur Le Plateau-Mont-Royal. Craintifs, les clients n’étaient plus au rendez-vous avant même les nouvelles directives de Québec.     

Pour leur part, Simon Dunn et ses associés de la Drinkerie Ste-Cunégonde « se croisent les doigts pour avoir une bonne collaboration » de leurs propriétaires lorsque viendra le temps de payer le loyer par exemple.     

François Meunier, de l’ARQ, appelle les gouvernements à venir en aide rapidement aux commerces et à leurs employés.     

« Il faudra se serrer les coudes pour passer à travers », poursuit David Gauthier du Bar Saint-Denis.     

Comme bien des collègues du milieu de la restauration, il espère que les mesures du gouvernement, malgré leur impact économique énorme, permettront un retour à la normale le plus rapidement possible.     

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.