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COVID-19: Vice-champion du monde, Laurent Dubreuil doit écourter un voyage à l’étranger

Laurent Dubreuil
Photo Alain Bergeron Troisième au cumulatif du 500 m et du 1000 m de la Coupe du monde, Laurent Dubreuil est rentré au pays avec sa précieuse fille, Rose, lundi soir à Québec, forcé d’écourter des vacances en Europe avec sa famille. « Je suis content de revenir à la maison pour commencer nos 14 jours d’isolement plutôt que d’être demeuré en Europe », a avoué le patineur.

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Un vice-champion du monde en patinage de vitesse, ça peut rentrer vite à Québec. Comme n’importe quel touriste, Laurent Dubreuil a dû interrompre le voyage de plaisir en Europe qu’il avait planifié avec sa famille et qui servait à couronner sa saison exceptionnelle.  

L’un des athlètes canadiens les plus «hots» sur la scène internationale, peu avant le déclenchement d’annulations d’événements sportifs sur la planète, n’est pas différent des autres citoyens du pays. Il a entendu, comme tous, l’appel des gouvernements à revenir au Canada dès que possible afin de freiner la propagation de la COVID-19.  

«Ça paraît loin maintenant, même si ça fait une semaine seulement que j’étais sur le podium pour terminer la saison. Normalement, juste une semaine après la fin d’une saison, j’y pense encore et j’ai déjà hâte à la saison suivante. Mais là, je suis comme dans un entre-deux. Ça me fait oublier un peu le patin et ça relativise également. Oui, le sport est mon travail et ma passion, mais c’est quand même secondaire après la santé publique et celle de ma famille. Le patin, c’est juste du sport. Ce n’est pas plus gros que ça», a commenté Dubreuil à son arrivée à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec, en début de soirée, lundi.  

Les gens le réalisent   

Sa famille et lui venaient de prendre un vol depuis Amsterdam avant une escale à Toronto. Finie la petite virée au Luxembourg et aux Pays-Bas qui avait débuté au lendemain des finales de la Coupe du monde à Heerenveen, le 8 mars, où Dubreuil a officialisé des troisièmes rangs, au cumulatif de la saison, dans les épreuves de 500 m et de 1000 m.  

Il leur a fallu devancer leur retour prévu samedi prochain. Son père, Robert, lui aussi du voyage, dit avoir passé plus de neuf heures au téléphone, samedi, afin de dégoter de nouveaux billets d’avion. Pour son fiston, qui avait également remporté les médailles d’argent sur ces deux mêmes distances lors des Championnats mondiaux de sprint, une semaine plus tôt, en Norvège, le rappel universel valait aussi pour lui : bienvenue dans la réalité!  

«Je pense que les gens commencent à réaliser que ça va frapper partout et ici également. C’est pour ça qu’il faut suivre les consignes et demeurer à la maison si on revient de voyage», a exprimé le patineur en tenant sa fille, Rose, dans ses bras. Il était accompagné de sa conjointe, Andréanne Bastille, ainsi que de ses parents.  

L’INSQ ferme boutique   

Dubreuil et ses proches devront se soumettre à la règle d’isolement de 14 jours imposée par le gouvernement du Québec à tout voyageur arrivant de l’étranger. Le patineur trouvera ici une pandémie qui continue d’affecter les athlètes dans leur quotidien.  

L’une des plus récentes conséquences se trouve à l’Institut national du sport (INS) du Québec qui a annoncé, lundi, la fermeture de son complexe au Parc olympique de Montréal. Des athlètes de haut niveau de plusieurs sports (judo, escrime, gymnastique, plongeon, water-polo, natation artistique et boccia) deviennent ainsi privés de leur site d’entraînement et de services médico-sportifs.  

«Nous sommes conscients que cette situation vient entraver la préparation des athlètes pour les prochains Jeux olympiques et paralympiques [...]. Nous sommes cependant convaincus que la meilleure façon d’aider les athlètes, c’est de les garder en santé», a notamment justifié le président-directeur général de l’INS, Gaëtan Robitaille.