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STM : le syndicat des chauffeurs exige des mesures strictes

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Joël Lemay / Agence QMI

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Le syndicat des chauffeurs d'autobus de la Société de transport de Montréal (STM) s'est vu refuser une liste de mesures à mettre en place afin de protéger ses membres face aux coronavirus.

Entre autres, le syndicat demande à la STM d'insister sur le respect de la ligne jaune à l’avant des autobus - qui doit séparer les passagers du conducteur -, ainsi que de permettre la diffusion de messages pour demander aux passagers d'aller vers l'arrière pour protéger les chauffeurs et de condamner le siège avant droit.

De plus, il souhaite que le transporteur demande à la clientèle d'embarquer par l'arrière du véhicule seulement, de suspendre la perception des titres et d'autoriser aux agents de station et aux opérateurs de rester dans leur loge et de porter des gants au besoin.

Embarquement à l'arrière

Au cours de derniers jours, certains utilisateurs de la STM ont indiqué sur les réseaux sociaux avoir reçu la consigne d'embarquer et de descendre par la porte arrière des autobus.

Vendredi, un usager de la ligne 67 a indiqué avoir entendu la conductrice demander à une passagère de descendre par la porte arrière. «Je suis certaine que vous allez comprendre [la raison]», aurait dit la chauffeuse, raconte un usager qui a voulu taire son nom.

Le «24 Heures» a constaté pareille situation lundi matin alors qu'une chauffeuse du circuit d’autobus 30 a demandé à un usager d'embarquer par la porte arrière du véhicule à l'angle des rues Berri et Sainte-Catherine.

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Photo Guillaume Pelletier

Protéger les chauffeurs

Appelé à réagir, le président du Syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport de la STM, Renato Carlone, déplore le manque d'ouverture de la STM. «Ce n'est pas pour nuire au service, au contraire, on veut protéger nos membres afin de continuer à pouvoir offrir le service», explique-t-il. Ce dernier estime que la crainte de la STM proviendrait de l'absence de perception des titres lors de l'embarquement des usagers par la porte arrière.

La STM mentionne de son côté qu'une telle consigne n’a pas été mise en place. «Les clients doivent encore embarquer par la porte avant, sauf sur les lignes où l’embarquement toutes portes est permis», indique la porte-parole Amélie Régis.

Malgré les craintes sur le coronavirus, le syndicat n’a pas constaté une hausse du taux d'absentéisme de ses chauffeurs dans les derniers jours.

À Laval aussi

La Société de transport de Laval (STL) indique que certains de ses chauffeurs pourraient exiger aux passagers de monter par la porte arrière. Par voie de communiqué, le transporteur lavallois souligne qu'il s’agit d’une initiative mise en place par le syndicat des chauffeurs et qu'elle n'a pas déclaré la gratuité sur son réseau.

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) explique de son côté être en discussions avec le syndicat des chauffeurs et les autres sociétés de transport à ce sujet et évalue les solutions envisageables afin de protéger ses chauffeurs contre la contagion de la COVID-19.

- Avec la collaboration d'Yves Poirier