/finance/business
Navigation

Limite sur les aliments et les médicaments

Les géants de l’alimentation veulent éviter une rupture de stock

Comme dans tous les épiceries et magasins à grande surface, il ne restait plus de papier de toilette au IGA de Saint-Romuald, vendredi dernier.
Photo Jean-François Desgagnés Comme dans tous les épiceries et magasins à grande surface, il ne restait plus de papier de toilette au IGA de Saint-Romuald, vendredi dernier.

Coup d'oeil sur cet article

Afin de maintenir un inventaire convenable dans ses supermarchés et ses pharmacies Jean Coutu et Brunet, Metro impose une limite d’achat par client pour certains produits alimentaires et médicaments en vente libre.   

• À lire aussi: Coronavirus: plusieurs épiceries sont toujours à sec   

• À lire aussi: Les épiciers reprennent leur souffle  

• À lire aussi: [PHOTOS] Coronavirus: chaos à l'épicerie  

Au cours des derniers jours, la direction de la chaîne québécoise a mis en place des mesures préventives pour gérer son approvisionnement durant la pandémie de la COVID-19 et assurer le meilleur service possible à sa clientèle.   

Lors du passage du Journal, en fin de semaine, dans deux supermarchés Metro dans la grande région de Québec, plusieurs aliments surgelés ainsi que les pâtes étaient limités à deux produits par personne.   

« Chaque magasin a la latitude d’appliquer une limite de deux produits par client sur les produits qui sont le plus en demande », a indiqué la porte-parole, Geneviève Grégoire.  

Cette mesure s’applique également pour les commandes en ligne.   

Metro a également revu sa politique d’achat dans l’ensemble de ses pharmacies, notamment pour ses enseignes Jean Coutu et Brunet.  

Selon la demande et la disponibilité des produits, certains médicaments en vente libre, produits d’hygiène corporelle et produits désinfectants sont maintenant offerts en quantité limitée par client.  

Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) Québec estime que les entreprises Sobeys et Loblaw imposeront aussi éventuellement des limites d’achat sur des produits.  

Par ailleurs, les pharmaciens ont eu le mot d’ordre de « rationner » les médicaments pour éviter de se retrouver en rupture de stock. Ainsi, on recommande de renouveler pour un maximum de 30 jours.  

« Se faire des provisions de papier de toilette, ce n’est pas dangereux, mais des provisions de médicaments, ça l’est », indique le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc.    

Pas de renouvellement prolongé  

Les pharmaciens veulent éviter que les patients demandent tous des médicaments pour deux ou trois mois, ce qui aurait un impact majeur sur leurs inventaires.  

Les pharmaciens qui avaient interrompu leur service de livraison ont aussi été invités à revoir leur position. La livraison sera priorisée pour les personnes âgées de 70 ans et plus à qui les autorités de la santé publique ont demandé de rester à domicile.  

Par ailleurs, le Collège des médecins et l’Ordre des pharmaciens se sont entendus pour assouplir certaines des règles entourant les actes professionnels des pharmaciens.  

L’assouplissement comprend entre autres la prolongation des ordonnances qui est dorénavant autorisée « pour des périodes allant au-delà des durées maximales prévues par la loi ».  

À VOIR AUSSI