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COVID-19: 5000$ à payer pour revenir

Un couple de retraités des Laurentides a dû se débrouiller seul en Équateur

GASTON COURTEMANCHE ÉQUATEUR
Photo courtoisie Gaston Courtemanche et sa conjointe, Wendy Sams en Équateur.

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Un couple de Québécois en Équateur depuis décembre a dû débourser 5000 $ pour acheter de nouveaux billets d’avion et devra passer 32 heures en transit dans trois aéroports avant d’espérer mettre le pied en sol canadien.  

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Gaston Courtemanche et sa conjointe, Wendy Sams, devaient passer l’hiver sous le chaud soleil de l’Amérique du Sud.   

Partis le 1er décembre dernier, ils devaient retrouver le confort de leur résidence de Morin-Heights, dans les Laurentides, seulement le 30 avril prochain.  

Le retour au pays du couple de retraités a toutefois été bousculé par les récentes annonces du gouvernement Legault et la décision de l’Équateur d’interdire tous les vols internationaux dès aujourd’hui.   

« On est dans un Airbnb, tout va bien ici, mais on ne veut réellement pas rester », a soutenu hier M. Courtemanche lors d’un entretien téléphonique.  

Les Courtemanche-Sams avaient initialement devancé leur retour au 24 mars, mais ils ont dû le modifier de nouveau pour s’assurer de rentrer en Amérique du Nord tant qu’il est encore temps.  

« Normalement, ça coûte environ 1500 $. Je pense qu’on devrait réussir à rentrer en payant une fortune ; 5000 $ pour moi et ma conjointe », a-t-il illustré.   

Le couple devait quitter l’Équateur hier soir à bord d’un avion de Copa Airlines, mais l’itinéraire ne s’annonçait pas de tout repos, avec près de 32 heures en transit, dans trois différents aéroports.   

Gaston Courtemanche et Wendy Sams quitteront d’abord Quito à destination de Bogota, en Colombie.   

Ils auront ensuite une seconde escale à New York, aux États-Unis, où il leur faudra changer d’aéroport pour prendre leur dernier vol à destination de Montréal.  

« On est chanceux que M. Trump n’ait pas bloqué la frontière canadienne. Si on peut au moins arriver aux États-Unis, on va pouvoir poursuivre la route en voiture », a détaillé le retraité.  

Pas d’aide  

Celui qui a travaillé à l’étranger plusieurs années déplore avoir dû se débrouiller tout seul pour revenir au Canada.   

« Les ambassades ne sont pas là pour aider les Canadiens. Quand tu es mal pris, elles sont complètement inutiles. Je leur ai posé une question hier et je n’ai toujours pas de réponse 24 heures plus tard », a-t-il souligné.  

M. Courtemanche, âgé de 70 ans, et sa conjointe de 67 ans ne pourront plus quitter leur domicile une fois qu’ils y auront enfin mis les pieds.  

« Ce n’est pas grave, on va regarder Netflix », a philosophé le septuagénaire.  

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