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COVID-19: 50 étudiants rapatriés in extremis du Guatemala par avion nolisé

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La nuit dernière, Nolinor Aviation a rapatrié in extremis une cinquantaine d’étudiants du Guatemala. Ils sont montés dans l’avion à peine 45 minutes avant la fermeture de la frontière.  

L’appareil a été nolisé par la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries pour assurer le retour d’urgence d’un groupe de l’école secondaire Louis-Philippe-Paré en voyage humanitaire au Guatemala depuis le 12 mars.   

  

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

  

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

  

«On a reçu l’appel hier autour de midi et l’avion a pu décoller à 14 h, le temps de trouver deux équipages pour assurer l’aller et le retour», explique Marco Prud’Homme, pdg de Nolinor.   

L’appareil, un Boeing 737-200 aux couleurs des Alouettes de Montréal, a dû faire des arrêts techniques à Miami, en Floride, pour faire le plein de carburant.   

  

  

«Il n’a pas été facile de trouver un aéroport près à nous accueillir. L’équipage est resté dans l’avion et l’appareil a redécollé aussitôt que l’opération remplissage a été terminée», raconte M. Prud’Homme.   

Une question de minutes  

Il a fallu faire vite puisque le Guatemala interdisait l’entrée sur son territoire à partir de minuit hier (mardi) après l’apparition de ses premiers cas de la COVID-19.   

Le retour au pays du groupe d’étudiants et leurs enseignants accompagnateurs était prévu le 23 mars. La direction de l’établissement scolaire de Châteauguay, épaulée par la CS des Grandes-Seigneuries, a fait des pieds et des mains pour trouver le moyen de les faire revenir au plus vite. Après plusieurs changements de plan, la décision de noliser un avion a été prise.   

La facture s’élève à près de 280 000 $, qui sera entièrement assumée par la commission scolaire. «Il nous reste à voir si un programme gouvernemental sera mis en place pour aider à éponger ce montant», explique Hélène Dumais, porte-parole de la CS.   

Précautions d’usage  

L’équipage de Nolinor a pris toutes les précautions sanitaires nécessaires, dont la prise de température, avant de laisser monter les jeunes à bord de l’appareil qui a finalement atterri à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau autour de 8 heures du matin, au grand soulagement des parents.   

«Je reçois plein de courriels de parents reconnaissants. Ça a été un grand soulagement pour tout le monde», assure Marco Prud’Homme.   

Ces derniers jours, les demandes affluent chez Nolinor pour aller chercher des gens incapables de revenir au Canada par un vol commercial.   

«On est submergé d’appels. On a nolisé plusieurs de nos charters pour rapatrier des groupes de huit à 10 personnes. Avec notre flotte de 737, on pourrait aller chercher de plus grands groupes qu’ils soient dans le Sud ou en Europe. J’ose espérer que le gouvernement puisse mettre des mesures financières en place pour ramener les voyageurs avant que les interdictions de vol soient généralisées.»

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.