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Dure période pour les personnes itinérantes

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La pandémie de coronavirus force les organismes d’aide aux personnes itinérantes à modifier les services offerts à cette population. 

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«On a diminué notre offre à l’essentiel», a fait savoir mardi Jérémie Girard, directeur des opérations de l’Accueil Bonneau. Les repas ne sont plus servis dans une salle à manger, mais pour emporter. 

Dans les dortoirs de la Mission Old Brewery, où la proximité est un enjeu, la possibilité d’avoir des zones pour isoler les personnes plus vulnérables est étudiée. 

Les deux organismes ont demandé aux bénévoles de ne plus se présenter. À l’Accueil Bonneau, les deux tiers ont plus de 60 ans, a mentionné M. Girard. 

Les services psychosociaux ne sont plus offerts dans les bureaux: le personnel va rencontrer la clientèle dans le milieu. 

Nettoyage

Des mesures additionnelles d’hygiène sont mises en place. Par exemple, les organismes demandent aux clients de mettre du gel antiseptique sur leurs mains à l’entrée. 

«Ces simples consignes d’hygiène supplémentaires peuvent devenir compliquées pour nos usagers», a toutefois expliqué M. Girard 

Les consignes sont bien reçues dans la majorité des cas, selon elle, mais pour certaines personnes ayant des troubles de comportement ou des problèmes de consommation, cela peut être un peu plus complexe. «Ils sont un peu plus tendus, c’est un peu plus difficile le de faire passer le bien commun devant leurs besoins individuels ou leur détresse», a dit Émilie Fortier, directrice des services d’urgence au Campus Saint-Laurent de la Mission Old Brewery. 

Cela dit, «je ne vais pas refuser le service à quelqu’un qui est très vulnérable parce qu’il ne s’est pas lavé les mains», insiste Mme Fortier, qui a ajouté que le personnel va désinfecter ensuite. 

Jusqu’à maintenant, aucun cas d’infection à la COVID-19 n’a été répertorié chez une personne en situation d’itinérance, a confirmé le ministère de la Santé. 

Un plan sera bientôt mis en branle pour aider cette population. 

Selon la mairesse de Montréal, Valérie Plante, des bâtiments de la Ville ou gouvernementaux pourraient accueillir des sans-abri, afin de donner accès à des installations sanitaires ou des lits, par exemple l’hôpital Royal Victoria et l’Hôtel-Dieu. 

Les refuges réclament un accès à des blocs sanitaires et des services adaptés. «Ça devient un enjeu de santé publique quand ils n’ont pas accès aux toilettes pour se laver les mains», illustre Mme Fortier.