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Inondations printanière: la pandémie pourrait compliquer la tâche

Inondations printanière: la pandémie pourrait compliquer la tâche

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Les mesures d’isolement prises pour contrer la propagation de la COVID-19 risquent de compliquer la tâche en cas d’inondation printanière.

Lundi, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, annonçait que pour éviter de propager le virus, le gouvernement ne permettrait pas aux villes d’ouvrir des centres d’hébergement pour sinistrés.

« Nous demandons aux municipalités de prévoir des endroits, comme des hôtels ou résidences universitaires, pour accueillir leurs citoyens touchés », a-t-elle indiqué. 

Ceci a pour but d’éviter que les sinistrés ne se trouvent entassés au même endroit.

Loger des sinistrés à l’hôtel pourrait toutefois être un enjeu financier pour certaines municipalités, croit le maire de L’Île-Perrot, Pierre Séguin. 

« La Croix-Rouge ne prend en charge que les premiers jours, et ensuite la Ville doit payer », dit-il. 

Mais selon lui, après deux épisodes rapprochés d’inondations, « les gens se sont développé des réseaux et préfèrent de loin être chez un parent ».

Ce qui pourrait être plus compliqué est la gestion de milliers de bénévoles, souligne le maire de Pierrefonds-Roxboro, Jim Beis.

« L’an dernier, on avait un centre de coordination où se retrouvaient les bénévoles pour la distribution des sacs de sable, illustre-t-il. Et là, on dit aux gens de ne pas se rassembler. On travaille à trouver une solution. » 

« Les conditions pas idéales »

M. Beis ajoute qu’une rencontre est prévue vendredi avec la ministre Guilbault pour ajuster le plan d’intervention. 

« C’est sûr qu’on a des questions sur le financement et les ressources nécessaires », soutient-il, ajoutant être « plus prêt que jamais ».

Personne « n’a de boule de cristal » pour savoir s’il y aura une forte crue ce printemps, mais « les conditions ne sont pas idéales », juge Pierre Dupuis, spécialiste hydraulicien à la Communauté métropolitaine de Montréal.  

Le niveau d’eau dans les Grands Lacs est très élevé, notamment dans le lac Ontario. Le niveau est près de 20 cm plus haut qu’à la même date tant en 2019 qu’en 2017. 

« Il est trop tôt pour s’inquiéter, rassure M. Dupuis. Mais le problème, c’est s’il tombe plus d’eau que ce qu’on peut sortir du lac Ontario. »

Pour mener à une crue, il faut tout de même « une succession d’événements pluvieux importants rapprochés », combinés à la fonte des neiges, rappelle le spécialiste.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.